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Business & Entrepreneuriat : ce que j’aurais aimé qu’on me dise en école de commerce (+ quelques conseils pour ceux qui veulent se lancer)

L'entrepreneuriat - créer son entreprise - de plus en plus de gens y songent. Voici les leçons que m'ont apprises ces 10 dernières années passées à bosser sur FTS (et que j'aurais aimé qu'on m'explique plus tôt)

L’entrepreneuriat est un sujet d’actualité, auquel je sais que beaucoup de lecteurs de FTS s’intéressent.

Dans une société où l’emploi est désormais une denrée rare, de plus en plus précaire, sclérosant et insatisfaisant dans de nombreux cas, beaucoup sont tentés par les sirènes de la création d’entreprise.

Et pour cause : pour beaucoup de gens n’ayant pas eu la possibilité de faire de hautes études et de pouvoir prétendre à des postes à responsabilité, l’entrepreneuriat – le fait de monter sa boîte et de se lancer – offre bien plus de perspectives de réussite (au moins financière et matérielle) que le salariat.

… mais tout n’est pas rose pour autant.

FTS a fêté ses 10 bougies en début d’année : 10 ans que je me suis lancé dans ce projet – d’abord simple projet perso, puis, au fil du temps, une véritable activité professionnelle à part entière.

C’est d’ailleurs le développement de FTS qui m’a poussé à reprendre des études, et à intégrer successivement deux grandes écoles de commerce. J’y ai appris les fondamentaux de la finance, du bon sens marketing et, globalement, à travailler à plusieurs ainsi qu’une bonne méthodologie. Mais malgré tous les stages et missions entreprises que l’on nous fait faire, peu de choses en revanche nous ont préparé aux réalités du terrain, en matière d’entrepreneuriat.

Aujourd’hui, si la réussite de FTS est insignifiante comparée aux stars de la Silicon Valley et à quelques pépites françaises, je n’en ai pas moins appris quelques petites choses sur le fait d’être seul aux manettes de son business, ainsi que les réalités, challenges et pièges de l’entrepreneuriat.

=> je me suis dit qu’un petit retour d’expérience sur le sujet pouvait intéresser certains lecteurs de FTS.

Vous voulez devenir entrepreneur ? Oubliez les 35 heures

Si vous vous lancez et que vous décidez de monter votre business, soyez conscient qu’il vous faudra probablement bosser plus de 15h par jour, et ce, weekend compris, au moins les premiers temps.

On peut vous le dire à l’école, tant que vous ne serez pas dedans pour de vrai, vous ne prendrez pas la mesure de cet état de fait.

Votre business va devenir votre vie à 90%.

C’est assez inévitable : la quantité de tâches que vous devrez expédier chaque jour, ainsi que les formalités administratives (compta, fiscalité, immatriculations et démarches diverses – et toujours très pénibles en terme de complexité et de temps), mais aussi (et surtout), tout ce qui vous permet de préparer l’avenir et d’assurer la croissance de votre business : tout ça fera passer vos journées à la vitesse de l’éclair, et vous demandera énormément de boulot.

Autant dire que si votre projet n’est pas votre bébé, et que le fait d’y travailler ne vous procure pas plaisir, exhaltation et sentiment d’accomplissement personnel, vous risquez de bien vite vous essoufler.

Oubliez le SMIC, la réussite viendra plus tard (… peut-être)

Pas un mois ne se passe sans qu’un nouveau scandale éclate sur les rémunérations indécentes des grands patrons du CAC40.

Confidence : les grands patrons indécents représentent moins de 0.0001% du paysage entrepreneurial.

La plupart des chefs d’entreprise (de toute taille), qu’ils aient réussi et qu’ils se soient enrichis ou non, sont avant tout des types qui ont pris d’énormes risques pour une idée en laquelle ils croyaient, et qui pour parvenir à leur réussite, se sont donnés sans compter, en sacrifiant souvent leur vie perso, leur santé et leurs plus belles années.

Et si certains ont réussi et vivent maintenant dans le confort, la plupart des entrepreneurs, lorsqu’ils se lancent, devront accepter l’idée de se payer peu, très mal voire absolument pas, le temps que le business décolle.

(s’il décolle : les chances de réussite sont minces tant cela demande de talent, de détermination et dans, une certaine mesure, de coups de pouce du destin)

Lorsqu’on est à son compte, aucun salaire ne tombe à la fin du mois : chaque centime qui rentre, il faudra aller le chercher – et il faut rapidement accepter l’idée qu’en France, une grande part de ce que vous rentrez repart aussitôt en taxes et impôts.

Bref : là où le salariat offre le bénéfice de la régularité et de la sécurité, pour l’entrepreneuriat, les débuts peuvent être très inconfortables.

Toujours avancer

« Il faut créer, quoi qu’il arrive. Surtout pas de stagnation, sinon c’est foutu. » – Serge Gainsbourg

L’entrepreneur doit avancer. Et en cas de succès, ne jamais relâcher sa vigilance : le monde change rapidement, les besoins et usages du marché aussi, et les concurrents ne dorment jamais.

L’entrepreneur doit toujours être en train de préparer l’avenir, car faire du sur place revient à se laisser dépasser.

Un choix audacieux et risqué après l’autre, une remise en question permanente : pas de place pour la demi-mesure ou la facilité.

Oubliez votre zone de confort, vous êtes un conquérant désormais

Là où la plupart des gens, dans le cadre de leur , ont la possibiltié de focaliser leur énergie sur un domaine assez précis, pour l’entrepreneur, il va lui falloir devenir bon (ou au moins : le plus autonome possible) dans différents domaines s’il veut se donner un maximum de (bonnes) cartes en mains.

Par exemple, pour un porteur de projet digital / internet, se mettre au code (et faire taire la petite voix qui lui dit que ça n’est pas son métier et que c’est trop compliqué) va être un plus indéniable :

  • non seulement pour mieux comprendre les enjeux techniques de son projet,
  • mais aussi pour avancer bon gré mal gré en attendant d’avoir réussi à trouver le dev qui acceptera de l’accompagner dans l’aventure (bon courage pour ça)
  • … et pouvoir démontrer une meilleure culture et un projet plus convainquant lorsqu’il devra convaincre un développeur de bosser pour / avec lui

A côté de cela, il lui faudra rapidement s’imprégner des fondamentaux de la finance, de la compta, du marketing, du commercial … et des rouages de l’administration.

L’entrepreneur est un homme orchestre. Juste pas le choix.

Bref : l’entrepreneur doit être parfaitement à l’aise avec l’idée d’affronter de nouveaux territoires inexplorés, sans quoi, il sera rapidement dépassé et confronté à ses propres limites.

Le réseau : s’entourer pour mieux prospérer

Les premiers temps, les meilleurs amis de l’entrepreneur seront son comptable et son conseil juridique (qu’il s’agisse d’un avocat ou autre,type conseiller CCI, rompu à la pratique des arts ésotériques de l’administration française, et qui pourront débloquer bien des situations inextricables).

Mais il existe d’autres réseaux et structures susceptibles d’apporter énormément d’aide, de soutien et de conseils à l’entrepreneur : pépinières / incubateurs, réseaux de mentorat, chaque région dispose de ses structures.

A ne pas négliger non plus : les espaces de coworking (des bureaux ouverts aux indépendants et entrepreneurs afin de leur permettre de trouver un espace de travail à bas prix, mais aussi, de pouvoir cotoyer d’autres personnes avec des problématiques similaires et complémentaires aux leurs). Très important pour ne pas s’isoler et garder pied dans la réalité.

Outre ses activités pros au quotidien, il incombe à l’entrepreneur qui veut se donner un maximum de chances de réussites de savoir sortir de son bureau pour aller à la rencontre de ces gens, parmi lesquelles figurent ceux qui le conseilleront, lui permettront peut être de surmonter des obstacles qu’il n’aurait pas su affronter seul.

Parmi eux figurent peut être aussi de futurs clients, apporteurs d’affaires, prescripteurs ou investisseurs.

Autre avantage : sortir davantage, et rencontrer davantage de gens vous permettra d’occuper le terrain, de vous faire connaître et ainsi, de maximiser vos chances « d’heureux hasards » (ce qu’on appelle serendipité)

Organisation, rigueur et discipline obligatoire

Dans la plupart des cas, l’entrepreneur, même s’il a l’intelligence de bien s’entourer et de se faire bien accompagner, va donc devoir affronter une charge de travail assez énorme.

Et dans son cas, la procrastination est interdite !

Rien ne se fait tout seul : être entrepreneur, c’est un peu comme être en cuisine et devoir gérer 18 casserolles sur le feu en même temps.

Autant dire que l’entrepreneur a sacrément intérêt à être organisé, rigoureux et discipliné pour ne pas perdre de temps et ne pas laisser le boulot s’accumuler, sinon, il se retrouve à surnager en permanence, tiraillé entre les tâches routinières, peu importantes mais malgré tout impossibles à négliger, et tout ce qui lui permet de croître et de préparer l’avenir.

Dans ces conditions, le burn-out guette.

Conseil : tirer le plus parti possible des possibilités d’automatisation offertes par la technologie et l’informatique – sans cèder à ses sirènes, qui risquent de vous distraire et de vous éloigner de vos réelles priorités.

On trouve désormais de nombreux outils et services permettant de se faciliter les choses, et surtout, de gagner du temps.

Autre exemple : typiquement, au lieu de payer un site Internet à une agence ou à un freelance (souvent trop cher, car vous manquez probablement d’expérience pour bien délimiter vos besoins et votre projet, et challenger les devis des pros), pourquoi ne pas vous contenter d’une première version facilement créable ?

Je pense notamment à toutes les plateformes permettant aujourd’hui de créer / personnaliser son site en quelques clics, à l’aide d’un outil de composition : l’hébergeur web 1&1 en est un exemple.

Une telle approche vous permettra de ne payer votre site que quelques euros par mois, au lieu de 3 à 5000€ MINIMUM à la conception (+ frais de maintenance et de mises à jour) si vous passez par un pro (et s’il est filou, la facture peut être bien plus salée).

Autre exemple : tout ce qui touche aux devis et à la facturation est souvent une corvée incroyable pour l’entrepreneur, de qui ça n’est ni le métier, ni la passion. Au lieu de s’embêter à tout faire à la main, ou avec des logiciels de compta qui donnent l’impression de gérer un projet de la NASA, il existe des services internet ultra simples et bien foutus pour gérer les besoins de facturation pour les entrepreneurs qui se lancent (Ma-TPE est un bel exemple, et suffira aux jeunes entrepreneurs dans 90% des cas).

=> Ne soyez pas perfectionniste, soyez pragmatique.

Tout n’a pas besoin d’être parfait : vous avez besoin que ça marche et que ça vende. Les améliorations, vous pourrez les introduire par la suite pour lisser votre image, votre discours et votre marketing.

Obsession, détermination et confiance en soi

Il n’y a pas de secret, tout d’abord pour créer son entreprise il faut une idée.

Voire même plus : une obsession.

Dans l’idéal, votre business doit être construit sur une pensée qui ne vous lâche pas, qui vous obsède et vous poussez à vous démener pour lui donner corps.

Ne cherchez pas forcément l’idée qui va révolutionner la planète : elle doit simplement être commercialement réaliste et viable.

Après quoi, c’est la force de votre vision / obsession et votre ABSOLUE certitude que quoiqu’il arrive, vous avez en vous la niaque et les épaules pour la concrétiser en dépit des obstacles, qui feront le reste.

Si vous êtes du genre à vous laisser démotiver par un chiffre plus bas que prévu, le scepticisme de votre entourage ou un challenge imprévu, ou encore, si vous êtes du genre à douter de vos capacités : l’entrepeneuriat n’est sans doute pas la voie qui vous convient.

Attention, obsession et détermination ne veulent pas dire « aveuglement ». Il vaut savoir changer ses plans lorsque les plans se révèlent être inadaptés à la réalité.

Think lean

En école de commerce, on nous apprend à faire des études de marché, des projections, des business plans sur 5 ans, avec l’idée (sous-jacente, mais bien présente) que le succès vient de la bonne mise en pratique de la méthodologie.

Cette approche est présentée comme la meilleure (et seule possible ?) par des générations de chercheurs n’ayant eux-même jamais créé d’entreprise.

Mais si essayer de baliser le marché et votre développement peut présenter un intérêt conceptuel pour vous et pour d’éventuels investisseurs (qui réclament ce genre d’exercice), ça ne garantit en rien le succès de votre entreprise.

Soyez conscients de ça : c’est la capacité à capter les feedbacks du marché et à s’y adapter rapidement (et avec brio) qui permet de se faire une place.

Pas tous les exercices méthodologiques auxquels on demande à l’entrepreneur de se plier.

Donc faites une étude de marché si vous avez besoin de comprendre l’environnement auquel vous allez vous attaquer : cela permet d’identifier des menaces et des opportunités, et de savoir où exactement vous pouvez vous placer sur l’échiquier; faites un business plan pour essayer de donner les grandes lignes de votre développement (et pour montrer aux gens en costume cravate que vous faites bien vos devoirs), puis mettez vous au boulot.

Ne vous laissez pas hypnotiser par le formalisme, et pensez pragmatisme.

One step at a time

Ne pensez pas à votre business v10. Pensez à votre business v0.1

Vos efforts doivent être concentrés vers la mise sur le marché la plus rapide possible : pas nécessairement pour faire du cash (quoi que ça aide), mais pour récolter le plus vite possible des données sur l’efficacité de votre approche par rapport aux réalités du marché.

Ce, afin de valider ou d’ajuster vos hypothèses, pour ne pas vous enfermer sur un projet qui part dans le mur.

=> Sortez votre Minimum Viable Product (la version la plus élémentaire possible que vous puissiez sortir de votre produit / service, et que vous puissiez commercialiser / distribuer), et analyser les retours, puis ajustez en conséquence pour en sortir la version améliorée.

Puis recommencez, encore et encore.

Google ne s’est pas construit en un jour.  Le mastodonte fut un jour un petit script mal ficelé et plein de bugs.

Parenthèses et soutien des proches

L’entreprenariat semble en apparence être le travail d’un loup solitaire et audacieux alors qu’en réalité, il ne tiendrait pas la charge plus de quelques mois sans de saines habitudes lui permettant de décompresser et de prendre du recul, et sans le soutien de ses amis et de sa famille.

Tous ne comprendront pas le risque auquel s’expose l’entrepreneur : beaucoup se feront énormément de soucis pour lui, et n’auront de cesse de lui faire part de leurs inquiétudes, ce qui à la longue peut devenir pesant; mais si l’entrepreneur parvient à être clair avec son entourage qu’il attend d’eux du soutien ou un sas de décompression, alors le bien-être et la simplicité qu’ils peuvent lui apporter peuvent être salavateurs dans bien des cas.

Cash-in, build-up & move on

Un conseil pour finir : lorsque les euros commenceront à rentrer de manière régulière, n’allez pas les enterrer au fond du jardin, et résistez à la tentation de changer de voiture également.

Un meilleur usage sera de les réinvestir dans votre business pour vous permettre d’accélérer votre croissance.

Je pense que l’un des meilleurs investissements que vous puissiez faire, c’est dans une équipe.

Une équipe de gens intelligents, aux talents complémentaires aux vôtres, et capables de vous libérer de certaines tâches (importantes) afin de vous permettre de vous focaliser sur d’autres aspects (encore plus importants).

Dans les premiers temps, votre équipe sera une proto-équipe : vous n’aurez peut être pas la possibilité de les embaucher formellement, il faudra donc trouver des compromis acceptables de part et d’autre.

Mais rester seul et continuer à vouloir tout faire tout seul : grosse erreur. Vous avancerez moins vite, vous vous userez plus vite. Cette erreur, je suis en plein dedans, et je peux vous dire que je le regrette amèrement.

Ensuite, vient le moment où l’entrepreneur doit cèder la place au chef d’entreprise : l’aventure de la création est terminée, et cède la place à celle de la gestion et de la pérénisation, mais c’est une autre histoire.

Une nuance pour finir

J’ai beaucoup insisté sur la charge de travail que représente la création d’une entreprise : en fait, tout dépend de votre business.

Certains parviendront assez « facilement » à se créer un CA récurrent et assez automatisé, là où d’autres, de par la nature même de leur métier, auront à affronter bien plus de boulot.

Chaque cas est unique évidemment. La seule constante : créer et faire prospérer votre business sera une sacré aventure, qui vous demandera tout ce que vous avez de cerveau, d’audace et de détermination.

*  *  *  *

J’espère ne pas avoir peint un tableau trop sombre et décourageant de l’entrepreneuriat.

Certes, ce n’est pas tous les jours facile, mais c’est aussi une aventure exaltante, qui vous mettra chaque jour en face de vous même, et vous apportera de grands moments de fierté (sans parler du sentiment très fort d’accomplissement personnel).

*  *  *  *

Tenté par le grand plongeon ? Alors notre article pour améliorer son organisation au travail risque fort de vous être utile.

J’espère que cet article vous aura intéressé ! Moi en tout cas, j’aurais aimé pouvoir le lire il y a 10 ans, ça m’aurait fait gagner du temps sur beaucoup de choses ;)

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Commentaires / Discussion

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  • Steven

    Bonjour,

    Je trouve votre article fort intéressant et vos conseils très pertinents (mais crument réalistes).

    Vos conseils s’appliquent-ils lorsque l’on est profession libérale?

    Bonne continuation.

  • Bonjour Steven, à vrai dire, je ne sais pas trop. Je pense que tout dépend de votre profession et des avantages dont elle peut bénéficier. J’imagine qu’un médecin a une forte charge de travail à affronter, mais une certaine tranquilité quant à la certitude de toujours avoir une patientèle. Pour beaucoup d’entrepreneurs du secteur privé, cette certitude manque cruellement :)

  • Enzo Duval

    Bonjour Baptiste,

    Merci pour cet article, très intéressant, et bien loin des cours des écoles de commerce, effectivement !

    C’est vrai que devenir entrepreneur demande énormément de travail, et je pense qu’une fois qu’on commence à gagner un peu, il faut externaliser les taches au maximum. Ça permet d’avoir plus de temps libre.

    Sinon je pense que le meilleur moyen pour s’enrichir, et garder une vie sociale à côté, c’est de créer un business. Selon moi, c’est mieux que d’être indépendant, parce que l’argent qu’on gagne ne dépend pas du temps qu’on y consacre. Du coup, on peut travailler moins pour gagner plus ! Héhé.

    Bien amicalement,

    Enzo

  • Hello Enzo ! Merci pour ton commentaire.
    Pour moi, être indé, c’est déjà créer un business – juste, tu es tout seul dessus. Mais ça peut très bien n’être qu’une étape transitoire vers une opération de plus grande envergure.

    Mais sauf rares exceptions (qui font rêver tout le monde), j’ai pas vu de business où l’argent que tu gagnes n’est pas lié au temps que tu y consacres : bien gérer et bien développer une activité, ça demande du temps et de l’énergie.

    C’est pas un mal, d’ailleurs : on y prend vite gout, comme je dis en fin d’article, c’est une sacré belle aventure ;)

  • Enzo Duval

    Merci pour ta réponse FK !
    Je suis tout à fait d’accord avec toi, au début, ça demande énormément de temps, d’énergie et éventuellement d’argent pour créer son business. Et à terme, je pense qu’on peut travailler moins et plus intelligemment pour gagner plus.

    Par exemple, quelqu’un qui fait du coaching individuel (je dis n’importe quoi) pourrait créer à la place une formation vidéo en ligne qui, une fois publiée sur internet, ne lui demanderait plus aucun effort. Après je ne m’avance pas trop, je pense que tu t’y connais mieux que moi dans ce domaine !

    En tout cas, je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est une belle aventure, excitante ! ;D

  • sims

    Les business plan permettent de planifier une méthodologie et de fixer des dates limites. Il ne faut pas les jeter! Je fait des études de commerces (IAE) et j’ai l’impression que l’enseignement Lean que tu prônes perce, heureusement! Pour aller plus loin, il y a un livre sur entrepreneuriat (que tu as certainement lu) qui s’appel ‘the Lean Startup ». De l’or en barre. Bon résumé de la vie de chef d’entreprise à ses débuts!

  • « En école de commerce, on nous apprend à faire des études de marché, des projections, des business plans sur 5 ans …

    C’est de la CONNERIE.

    Cette approche est présentée comme la meilleure (et seule possible ?) par des générations de chercheurs n’ayant eux-même jamais créé d’entreprise »

    Bien que l’article soit dans sa totalité très bien construit, c’est ce passage qui m’a le plus sauté à l’œil. Dans les écoles et universités, les jeunes gens sont guidés par des personnes très loin de la réalité de la vie et du marché du travail.

    Les étudiants sont formatés à la théorie. Il ne faut pas nécessairement faire des études supérieures pour se lancer dans entrepreneuriat.

    Mieux vaut essayer, échouer, apprendre et re-essayer.

  • Salut Michael,
    à vrai dire, j’ai modifié ce passage, et je nuance un peu mon propos (j’étais bien chaud quand je l’ai écrit).

    Je pense que l’école nous focalise sur la méthodologie et qu’elle nous pousse à y voir une espèce de garantie de réussite, là où il faut n’y voir que des outils permettant :
    1. d’y voir plus clair
    2. de pouvoir mieux présenter des arguments audibles et convainquants à d’éventuels partenaires & investisseurs
    3. accessoirement, de montrer patte blanche à ces mêmes partenaires en leur montrant qu’on a su jouer le jeu et respecter les codes attendus.

    Mais la réussite ne vient pas d’un business plan parfait, clairement pas, et je partage ton avis que les écoles nous formatent à la théorie (au prix d’une perte de créativité et d’audace, bien souvent).

  • Business & Entrepreneuriat : ce que j’aurais aimé qu’on me dise en école de commerce (+ quelques conseils pour ceux qui veulent se lancer)