Conseils séduction

Cette putain de pression sociale qui nous empêche d’être (vraiment) heureux (et comment battre le système à son propre jeu)

Hommes, femmes, chacun sa croix (et pourquoi ça craint) : 5 exemples de comment la pression sociale nous empêche d'être heureux (et comment l'envoyer se faire foutre) (parce qu'au bout d'un moment, ça commence à bien faire)

L’égalité homme / femme : un sujet brûlant, qui fait souvent l’actualité.

Certes, les revendications féminines (féministes ?) sont tout à fait légitimes – quand on ne tombe pas dans l’excès.

Mais quand on y réfléchit un peu (et sans vouloir minimiser les problèmes auxquels les femmes sont confrontées au quotidien), on réalise que les hommes AUSSI sont soumis aux diktats de la société.

En fait, la nous écrase tous. Dans bien des cas, c’est la pression sociale qui pousse les gens (hommes ou femmes) à faire des choix qui vont à l’encontre de leur bien être et de leurs envies.

Alors comment esquiver cette pression sociale ? Est-ce seulement possible ?

La société pèse sur tous, mais n’attend pas les mêmes choses des femmes et des hommes

La société dans laquelle nous vivons à établi des critères quantifiables, en euros, en kilos, en centimètres ou en années de mariage pour déterminer si oui ou non, nous correspondons à sa définition de la réussite et de l’acceptabilité.

Ecartons-nous un tant soit peu du profil idéal, et on prend le risque d’être montrés du doigt, et étiquetés losers, blaireaux ou salopes.

Ces critères diffèrent selon qu’on est un homme ou une femme… mais semblent tout aussi compliqués et destructeurs de part et d’autres.

La pression sociale qui pèse sur les hommes

Non, contrairement à ce que peuvent clamer (une poignée) de féministes radicales, les hommes n’ont pas la vie si facile que ça.

Eux aussi sont soumis à une pression qui peut les empêcher de s’épanouir et de s’accepter tels qu’ils sont.

« Un homme fragile est un sous-homme »

Dans la société dans laquelle on vit, un homme a presque tous les droits… sauf celui d’être fragile.

Il peut être mauvais, cupide, cynique, menteur et se voir pardonné (on verra même parfois en lui un champion), mais il n’a pas le droit de dévoiler sa vulnérabilité. Les émotions sont mal vues, l’homme doit les cacher le plus possible, sous peine de passer pour une lavette.

(seule exception : la colère. Pourquoi ? Parce que grâce à la colère, il peut affirmer sa virilité et son caractère, ce que la Société encourage de la part d’un homme)

Pourquoi est-ce un problème ?

Parce qu’on va arrêter de se raconter des histoires : il n’y a que dans les films qu’un homme sauve le monde, combat les  extra-terrestres, terrasse son ennemi juré et emballe la blonde – sans se décoiffer ni froisser sa chemise.

On n’est pas James Bond. On n’est pas des robots.

Les émotions qui nous traversent en fonction des événements sont normales.

La tristesse, la peur et l’amour n’ont jamais été la cause d’un quelconque raccourcissement d’aucun pénis au monde et il n’est pas sain de nier  des sentiments aussi naturels.

(De toutes façons, à trop vouloir refouler ses sentiments et émotions, ils finissent forcément par pourrir et se retourner contre soi)

BREF : ta gueule la société, un homme devrait pouvoir assumer ses sentiments, ses émotions et ses moments de faiblesse sans craindre de se voir considéré comme une pleureuse, une lavette ou un faible.

« Un homme réussit – sinon c’est un perdant »

Autre obligation pour un homme dans notre société : la réussite.

Dans cette société, soit tu gagnes, soit tu es un perdant, et tu mérites au mieux l’ignorance, au pire le mépris.

La preuve sociale ultime dans notre société : l’argent évidement.

Lorsqu’un homme affiche des revenus confortable, il agite une jolie pancarte avec inscrit dessus :

« Je réussis. Les actions que j’ai entreprises ont connues le succès et sont assez lucratives pour me faire vivre moi, ainsi qu’une éventuelle famille. La femme que je choisirais pour faire ma vie aura la garantie du confort  et d’une sécurité financière rassurante. »

Pourquoi est-ce un problème ?

Tout d’abord, parce qu’il est autant de façon de réussir sa vie que de personnes.

Et parce que par ce procédé pervers, l’argent devient une réalisation en soi et non un moyen. Par là même, beaucoup d’hommes délaissent des aspirations plus profondes et adaptées pour « faire de l’argent ».

Un homme aura honte de s’avouer que sa priorité dans la vie sera de fonder une famille unie, ou de rendre sa compagne ou son compagnon heureux(se) toute sa vie, et s’enfermera dans une logique qui l’éloigne de ses aspirations véritables.

Au risque de cultiver un mal-être qu’il aura du mal à expliquer… et à se rendre compte arrivé à 50 ans qu’il a passé sa vie à ramer dans la mauvaise direction, pour les mauvaises raisons (faire des choses qu’on aime pas vraiment, pour s’acheter des choses dont on n’a pas vraiment envie, pour impressionner des gens qu’on n’aime pas vraiment).

Ensuite, s’il est socialement admis qu’un homme doit être riche, il est également  admis qu’une femme peut vous demander des comptes sur le sujet.

Or, si le féminisme prône à juste titre l’égalité des salaire, il est normal de réclamer de votre coté, l’égalité d’ambition et de travail.

L’entretien d’une femme ne devrait pas aller de soi, et aucun homme ne devrait admettre que sa relation amoureuse repose en partie sur sa situation professionnelle.

« L’homme n’a pas le droit de se plaindre »

Boys don’t cry.

Dans une société qui exige de l’homme qu’il soit conquérant, grande gueule et victorieux, et qui critique souvent sa position dominante injustement plus confortable que celle des femmes, il est quasi impossible à l’homme d’exprimer son mal-être, ses angoisses, ses difficultés.

S’il le faisait publiquement, il dévoilerait sa fragilité – à laquelle la société estime qu’il n’a pas droit s’il est un homme, un vrai.

Avouer sa fragilité revient à renoncer à ses testicules et à sa fierté.

Un homme ne peut pas se plaindre. Et s’il a besoin d’aide, il doit chercher le plus discrètement possible, sous peine de se faire griller et de perdre l’estime de ses pairs (et parfois même, de son entourage).

En d’autres termes : à part son meilleur ami, la vodka et une maîtresse discrète, il n’a personne auprès de qui exprimer ses doutes, ses angoisses et tout ce qui lui ronge la tête.

Bien souvent, il est complètement seul.

*  *  *  *

Si les hommes sont soumis à une pression sociale qui a tendance à les écarter du chemin du bonheur et du réel accomplissement, les femmes subissent elles aussi énormément de pression et de violence masquée (et pas que masquée, d’ailleurs).

« La femme doit être belle et sensuelle »

… sinon quoi, c’est une sous-femme ?

(Et cela commence dès l’enfance)

Toutes les princesses de nos histoires pour enfants étaient réputées pour leur beauté.

Et c’est cette beauté qui leur permet un dénouement heureux puisqu’un Prince vaillant et subjugué par le charme de la belle la sauve (incapable de se démerder seule, celle-là) et l’épouse avant même de connaître ses opinions politiques ou sa couleur préféré, en clair, sa personnalité…

Je vous mets au défi de trouver une histoire où la princesse est réputée non pas pour sa beauté, mais pour son courage, son caractère et ses valeurs, et où elle défonce le dragon sans l’aide d’un quelconque chevalier à la con.

Et les petites filles grandissent avec ces stéréotypes, et finissent par intégrer l’idée dévalorisante et anti-épanouissante qu’une fille « bien » attend le prince en se faisant jolie, pendant que le prince s’occupe du dragon.

En quoi est-ce un problème ?

Une femme peut accomplir des choses extra-ordinaires, elle sera toujours jugée sur sa beauté.

Et pour les plus septiques  d’entre vous qui pensent à la théorie du complot, je n’aurais que deux mots : « Marion », et  « Bartoli ».

On l’aime ou on l’aime pas, mais Marion Bartoli a remporté le tournoi de Wimbledon en Juillet 2013 et a dû, malgré ses performances exceptionnelles, essuyer des commentaires déplacés sur son physique, dont celui de John Inverdale qui aurait dit :

« Pensez-vous que le père de Bartoli lui disait quand elle était petite : ‘Tu ne seras jamais canon, tu ne seras jamais une Sharapova, donc tu dois t’accrocher et te battre’ ? »

« La compétence à défaut de la beauté ».

C’est malheureusement cet ordre de priorité que nous enseigne notre société actuelle depuis l’enfance, et que nous le voulions ou non, nous l’avons intégré.

Pas grand chose de plus lourd à porter pour une femme que de n’être pas « belle ».

Pire : être moche est un handicap invisible qu’on ne la laissera jamais oublier : chaque regard, chaque mal-amabilité ou réponse tranchante lui rappellera qu’elle n’a pas droit au même traitement qu’une jolie blonde à fossettes.

« La femme doit maîtriser ses pulsions »

… sinon quoi, c’est un animal ?

(… mais c’est pas ce qu’on est tous, justement, des animaux ?)

L’intégralité de ses appétits, de son goût pour la bonne chaire ou de la chaire fraîche doivent être contenus et satisfaits avec parcimonie.

A une femme, on demande d’être raisonnable. Pondérée, mesurée, jamais d’excès. Salade sauce à part, point trop d’amants, amendes pour excès de jurons.

Jurer comme des charretiers manger avec les doigts, battre son mec au concours de rots, avoir un trop grand appétit ou une trop grande liberté sexuelle et sentimentale, avoir connu plus d’amants qu’il n’a connu de maîtresse, toutes ses choses nous sont interdites sont peine d’être exposés au regard réprobateur et méchant de la Société.

Aux femmes, la transgression coûte cher, quand elle est source d’admiration pour un homme.

Pourquoi est-ce un problème ?

Pour les mêmes raisons qu’un homme devrait avoir le droit de purger ses émotions autrement qu’en cassant des gueules.

Les femmes n’ont pas moins de « besoins » ou de droits que les hommes.

Nous faisons simplement preuve de plus de retenue (ou de discrétion…), parce que la Société nous y oblige : et nous ne devrions pas avoir à nous priver de faire des choses que font les hommes, juste parce que la société a décidé que nous ne devrions pas.

Chère Société, on t’emmerde (toutes). Bisous.

« La femme est avant tout faite pour être mère »

(et tant qu’à faire : une mère qui fait dans l’abnégation et fait passer sa vie de famille avant son propre bien être)

Non, ce n’est pas la dernière déclaration de Christine Boutin (ça pourrait).

Pas besoin : la Société le pense déjà. Et se charge déjà de faire payer celles qui essaient de vivre en dehors de ce carcan moisi.

Certes, fonder une famille est un acte de courage et de générosité pure – parce que c’est beau, et parce que c’est dur, et que ça change la vie (principalement en bien, mais pas que, ou en tout cas, pas toujours).

Mais ça n’est en rien une obligation – après tout, on n’impose pas à un homme d’être père de famille (et on a tendance à célébrer les célibataires collectionneurs comme des « jeunes loups » ou des « vieux lions »)

Pourtant, à en croire la Société, une femme n’a pas le droit de faire passer sa carrière avant sa vie de famille : sinon, les gens penseront tout bas qu’elle rate sa vie, qu’elle fait preuve d’égoîsme, d’immaturité ou que quelque chose ne tourne pas rond chez elle – tant il est fermement ancré dans l’inconscient collectif qu’une femme doit être mère, que c’est un passage obligé.

Pas normal : une femme devrait pouvoir décider librement de la façon dont elle oriente son destin, sans avoir à subir les regards, les sous entendus et la suspicion générale.

Mais tel est leur fardeau. Fallait pas naître avec un utérus, pas de chance (la prochaine fois, peut être ?)

Et si on décidait que la Société, ses clichés et ses jugements peuvent aller se faire foutre ?

Cette pression sociale, on la sent tous, à des degrés divers et variés.

Certains ont la chance d’être nés dans une famille qui leur a appris à s’en détacher; d’autres la subissent de plein fouet.

Mais même si on nous rabat les oreilles avec tout ça en permanence, on est pas obligés d’aligner nos vies sur ces injonctions.

  • Une femme peut être heureuse sans être mère. Une femme a le droit d’avoir la vie sexuelle et sentimentale qu’elle veut. Elle a aussi le droit au respect, même si elle ne ressemble pas à Kate.
  • Un homme a le droit de revendiquer sa sensibilité, ses doutes, ses craintes. Il a aussi le droit de ne pas courir après le fric et le confort matériel.

Juste, comment faire ?

Plusieurs choses.

Communiquer, déjà.

Certes les femmes et les hommes n’ont pas été élevés pareil et cela suscite des incompréhensions, mais partager ensembles nos expériences et nos ressentis permet de diminuer nos différences, et d’augmenter le seuil de tolérance de chacun face à la diversité et aux différences de sensibilité.

(La preuve, ça fonctionne plutôt très bien sur les forums de FTS)

En envoyant chier toutes les pressions qui nous empêchent d’être nous-même, ensuite.

Petit exemple.

  • Romain a 23 ans, il tombe régulièrement malade et ne sait pas se battre. Il est plutôt fragile et ne roule pas vraiment sur l’or. Il n’a jamais enchaîné les coups d’un soir et pour lui, fonder une famille est plus important que son ambition professionnelle.
  • Lila, un peu plus âgée, est une ex croqueuse de mecs, qui n’a pas peur de parler de substances corporelles (à table, de préference). La boxe qu’elle pratique depuis quelques années en a fait une femme musclée et dure au mal. Elle n’est ni cruche, ni soumise, et n’éprouve aucune urgence à faire des gosses. Elle aime son boulot, et il est hors de question pour elle de sacrifier ses aspirations perso / pro au nom de la sacro-sainte « mission féminine ».

Ces deux-là ont autant le droit au bonheur que quiconque. (Et ils le trouveront peut être ensemble ?).

Car ils se rejoignent sur un point : tous deux sont en paix avec eux-même et refusent les rôles que la société leur a attribuée.

Lila est assez costaude pour se passer d’un « mâle dominant », et elle se sent femme avec ou sans talons interminables.

Romain, lui, a compris qu’un homme, un vrai n’est pas une affaire de muscle ou de testostérone. A ces yeux, un homme fort est avant tout droit, respectueux, digne de confiance et ces qualités le rendent vraiment sexy aux yeux de Lila.

 *  *  *  *

Bien sûr, pas facile de se détacher de tout ça : on nous en a remplit la tête depuis l’enfance, à tel point qu’on en est venus à intégrer certaines de ces « lois ».

Mais dans bien des cas, ces « lois » nous empêchent d’être ceux et celles qu’on aimerait être, et qui nous rendraient libres et heureux.

Et en plus, elle fait croire aux hommes que l’ennemi, c’est les femmes (et vice-versa). C’est pourtant faux : l’ennemi, le vrai, c’est le capital camarade tout ce qui nous empêche d’être nous-mêmes à coup de honte, de culpabilité et de réprobation.

Hommes et femmes ne sont pas ennemis, ils ne sont pas engagés dans un bras de fer : ils luttent chacun de leur côté contre la société, à tel point que ça les empêche de s’entendre et de se parler; à tel point qu’il leur faut des stratagèmes quand ils draguent et flirtent, pour se donner l’impression qu’ils GAGNENT et que l’autre perd, pour épargner leur réputation aux yeux la Société.

Fuck it.

Alors mon ultime conseil, messieurs : vous défaire de cette croix, sans doute aussi lourd à porter que celle que nous, femmes, portons.

Alors vous découvrirez une légèreté nouvelle. Sans-doute même, vous découvrirez votre réelle personnalité, et enfin, une femme, aussi libre que vous, mesurera la chance qu’elle a de vous avoir, et la perle que vous êtes.

J’espère que cet article vous inspirera, et vous aidera à voir les relations hommes / femmes avec plus de légerté et de simplicité.

Bisous,
Lula

Sur le même sujet
Commentaires / Discussion

Cet article vous a plu ? Vous avez des questions ? Vous souhaitez réagir, ou apporter des précisions ? Laissez-nous vos commentaires ci-dessous.

Les commentaires agressifs, discourtois, non constructifs, ou simplement désagréables seront supprimés.