Sport / Aventure / Dépassement de soi

Comment, pas du tout sportif, j’ai réussi à me mettre à la course à pied; ce que ça m’a appris, et comment ça a changé ma vie

Avant, j'étais une larve. Mais ça, c'était avant. Voici comment, en quelques semaines, j'ai réussi à prendre l'habitude d'aller courir - et tout ce que ça a révolutionné dans ma vie et dans mon état d'esprit.

Le  ?

Heu…

Comment dire.

Le sport…

Rien que le mot suffisait à me rappeler les douloureux souvenirs de collège et de lycée, à base de survets Adidas à boutons pression, de parties de rubgy imposées sur terrains gelés (aie le plaquage ! j’avais même pas le ballon en plus !!!) et autres douloureux moments d’humiliation.

Même à la télé, je n’y trouvais qu’un intérêt très limité. Exception faite de Roland Garros – mais alors dans un hamac, avec une bière bien fraîche à portée de main.

Bref. Le sport, c’était pas ma grande passion, et j’avais passé les 30 premières années de ma vie à plutôt bien l’esquiver.

Certes, une partie de moi culpabilisait pas mal : je savais théoriquement que c’est bon pour la santé, contre le , pour la concentration, pour l’estime de soi, pour la capacité à endurer la difficulté et à développer une mentalité plus combative…

… mais non, pas moyen de m’y mettre.

Pourquoi ?

Parce que dans ma conception des choses, la douleur et la contrainte apportées par le sport étaient largement supérieures à ses effets bénéfiques à long terme.

Je savais que j’avais tort, que j’étais une grosse feignasse, mais j’avais juste pas trouvé de bonne raison de sortir de ma flemme – et pas mal d’autres trucs m’occupaient l’esprit et mes journées.

Jusqu’à un beau matin de Février 2014.

Ce jour là, je suis tombé sur une étude médicale plutôt flippante, qui expliquait à quel point notre mode de vie (notamment, le fait de passer CHAQUE JOUR DE NOTRE VIE plusieurs heures assis devant un écran) était DESTRUCTEUR pour notre corps.

Perte de muscle, perte de souplesse, fragilisation tendineuse et osseuse, encrassement des organes, productions de graisse, de cholestérol et autres sucs toxiques… notre mode de vie sédentaire et majoritairement ASSIS nous tue. Tout doucement, mais ça nous tue. Chaque jour, notre corps meurt un peu plus parce qu’on ne bouge pas assez.

Des études comme ça, et ce genre de message, j’en avais déjà vu plein, et ça ne m’avait pas atteint. Probablement comme pour le fumeur qui voit une n-ième pub expliquant à quel point la cigarette est dangereuse. Ouais. Bon. Laisse moi finir mes 10 cartouches ramenées d’Espagne et on verra.

Mais là, je ne sais pas trop pourquoi, mais ce fut différent.

Un déclic s’est produit en moi.

J’ai réalisé que j’avais 30 ans, que je ne fumais pas, que je n’étais pas en surpoids, que j’avais un corps en parfait état de marche, et que malgré ça, j’étais incapable de courir plus de 5 minutes sans avoir des points devant les yeux.

La grosse lose. Et cette grosse lose, j’ai réalisé que c’était en train de me bouffer sans que je m’en rende compte.

Alors sans réfléchir (important, le « sans réfléchir), j’ai enfilé un short, mis des vieilles baskets, et je suis parti courir dans le quartier.

Première fois de toute ma vie que je faisais un truc pareil. Sur un coup de tête, totalement.

Les 100 premiers mètres, j’ai eu l’impression de voler : un vrai bonheur de courir, j’avais pas couru depuis longtemps, et j’avais oublié cette sensation.

Et puis rapidement, ça a changé.

J’en ai CHIÉ SA MERE.

J’ai couru 10 minutes (j’avais pas fait ça depuis la 6e : j’ai réussi à aller jusqu’au bout du parcours que j’avais prévu : je m’y suis obligé, par respect pour moi-même – mais franchement, j’ai failli abandonner 1000 fois : c’est facile d’abandonner, ça fait pas mal, alors que courir, si).

Il m’a fallu près de 3h pour retrouver un rythme cardiaque normal et une respiration régulière.

Sérieusement : j’ai cru que j’avais une malformation cardiaque indétectée, et que j’étais en train de mourir. J’avais un goût de sang dans la bouche, la gorge en feu, les poumons explosés. J’avais mal aux jambes comme si mes tibias allaient exploser (la boule, derrière, et une barre de feu sur le devant des tibias).

Coucou toi, c’est le sport. Je t’aime pas, et j’espère que tu souffres bien comme il faut. Cordialement, le sport.

Et pourtant, je ne suis pas mort ce jour-là.

Et, truc de fou, le lendemain, j’y suis retourné.

Pourquoi ? Par quel miracle ?

Masochisme ? Envie de me faire mal ? Nope.

Un truc en moi avait juste décidé que maintenant, c’était fini de se laisser aller. Que maintenant, j’allais faire partie du club des gens qui se bougent, et qui affrontent la difficulté en face, en la regardant bien dans les yeux.

Pas juste sur le papier : pour de vrai.

« Coucou Le Sport ! Par rapport à la dernière fois : ferme ta gueule. C’est moi le patron – mais tkt, je vais te montrer comment ça marche maintenant.  Cordialement, »

Et tu sais quoi ? J’avais beau avoir pris cette résolution depuis seulement quelques heures, je me sentais déjà sacrément fier de moi d’avoir réussi au moins une fois.

Pour la première fois de ma vie, sur le plan physique, j’avais été titiller mes limites, j’avais été dans la red zone, je m’étais battu, et j’avais pas perdu le combat. Certes j’avais failli gerber dans ma douche, mais j’étais pas mort. Un bon gros doigt à la flemme, que je venais de faire.

Certes, ça avait été sacrément inconfortable et douloureux, mais pas que : il y avait du bon, et même, du très bon.

Déjà, parce que j’avais remarqué qu’après ce run, et malgré le fait d’avoir eu du mal à m’en remettre, j’avais passé une journée ultra productive, comme je n’en avais pas eu depuis longtemps.

J’avais abattu une sacrée masse de boulot ce jour-là, y compris des trucs qui traînaient depuis des semaines, comme si le fait d’avoir épuisé mon énergie m’avait permis d’accéder à un réservoir de motivation et d’efficacité que je n’avais encore jamais trouvé chez moi.

J’avais aussi cramé autant de stress que de calories : j’étais sujet à des crises d’angoisse depuis des semaines, le genre de truc qui fait que tu dors toujours pas à 4h du mat, et que tu es pris de la peur terrible d’être en train de foirer ta vie, et que petit à petit tu perds toute énergie, et que tu es crevé et à fleur de peau en permanence.

Mais pas là. Là, les endorphines libérées par mon pauvre jogging m’avaient littéralement fait transpirer tout ce stress et ces angoisses.

Pour la première fois depuis longtemps, je me sentais libéré et serein concernant l’avenir : au fond de moi, émergeait tranquillement une pensée nouvelle, la certitude que quoi qu’il arrive, je saurais gérer et m’adapter.

Et surtout : j’étais vraiment content d’avoir, l’espace d’un instant, fait partie « des gens qui courent ». Tu sais, les gens courageux qui sortent habillés en fluo, sans se préoccuper de ce que pensent les autres, et qui font ce qu’ils ont à faire, parce que c’est bon pour eux, et parce qu’il se doivent bien ça.

Tout ça en ayant couru 10 minutes UNE FOIS.

Truc de fou.

Alors du coup, oui, le lendemain, j’ai remis mon short et mes baskets, et j’y suis retourné.

Et là, grosse surprise.

Comme la veille… j’en ai chié.

Là encore, j’ai cru que j’avais un problème au cœur, et que j’allais crever pour avoir couru 1.6km autour de mon quartier.

J’en ai chié, mais malgré le goût de sang dans la bouche et mes jambes sur le point de se casser en deux, j’avais apprécié mon run.

Déjà, parce que je m’étais levé tôt, les rues étaient désertes, silencieuses, j’avais la ville pour moi et ça sentait encore la fraîcheur de la nuit et que du coup, ça avait été plutôt agréable.

Et aussi, parce que quand j’étais rentré, il n’était encore que 8h du mat, et que déjà j’avais le sentiment du devoir accompli, et c’était la certitude qu’une journée bien productive m’attendait.

J’ai remis ça dans les jours qui ont suivi. J’ai pris pour habitude d’y aller tous les deux jours (pour épargner un peu mes jambes, à l’agonie), et chose assez miraculeuse, j’ai réussi à ne pas flancher, et à me tenir à mon programme : un tour de quartier, tous les deux matins. Pas plus (fait pas le héros garçon, tu vas te dégouter !), mais pas moins non plus.

La douleur était toujours là, les poumons en feu aussi, mais tous les deux jours je faisais mon run, et je n’en mourrais pas, et j’attaquais la journée avec une dose d’énergie et de fierté assez géniales.

J’avais installé une app sur mon smartphone pour tracker mon parcours et mes performances, d’abord par curiosité, histoire de voir si ça marche vraiment bien (réponse : oui, ça marche vraiment bien), et puis je m’y suis habitué. Je me suis pris au jeu, de recevoir des mails m’indiquant que j’avais battu mon record de distance, de vitesse, mon total de km sur la semaine, etc.

Accessoirement, le fait de voir via cette app que certains de mes potes et connaissances arrivent à sortir du 10km plusieurs fois par semaine me permettait de valider l’idée que non, vraiment, courir un peu moins de 2km tous les deux jours ne me tuerait pas, et que donc, je n’avais aucune raison valable de laisser tomber.

Le premier mois, j’avais toujours un petit pic de flemme au moment d’aller courir : tu sais, la petite voix (de merde) qui essaie de te décourager dès que tu fais un truc.

  • « Ah mais il va faire super froid ce matin »
  • « Ah mais j’ai encore mal aux jambes »
  • « Ah mais laisse tomber, il est plus tard que d’habitude, va y’avoir trop de voitures / trop de monde dans la rue ça va être chiant et ça va puer le pot d’échappement »
  • « Ah mais la dernière fois c’était vraiment dur »

Mais assez vite, j’ai trouvé la parade contre cette petite voix.

La parade, c’est « ta gueule » + avancer.

Autrement dit : pour moi, la meilleure façon de ne pas offrir de prise au doute et à la procrastination, c’est d’ignorer ces objections toxiques, d’enfiler mes pompes et d’aller courir.

Plus je réfléchis, plus je laisse de chances à cette petite voix de venir à bout de ma volonté. Alors dès qu’elle commence à me parler, c’est le signal qu’il faut que j’y aille.

« Ah ouais ? Tu essaies de me décourager ? Tu crois que je vois pas ce que tu essaies de faire ? Allez vas te faire foutre, j’y vais, je vais pas en mourir et je serai deux fois plus fier quand j’aurai terminé. »

Et maintenant ?

On est en Juin.

Ça fait plus de 4 mois que je vais courir. Au début tous les deux jours, maintenant quasiment tous les jours (même s’il y a eu quelques ratés).

Finalement, je n’ai aucun problème au cœur : désormais, j’arrive à courir mes 2km (je suis en train de passer la barre des 3km) sans finir essoufflé : grosse victoire pour moi, gros motif de fierté. J’ai récupéré du souffle et du cardio, alors que je partais de zéro.

Fini le goût de sang dans la bouche et le champ de vision qui se rétrécit au point d’avoir l’impression d’être devenu aveugle (ça, c’était la première semaine : après, fini : ouf, parce que franchement, c’est flippant).

Pour les jambes, ça a pris plus de temps. Honnêtement, suivant les jours, il m’arrive encore d’avoir l’impression que mes tibias vont se casser en deux, même si ça commence à aller vraiment mieux – notamment une sensation de puissance dans les jambes.

Bonus : je commence à avoir le cul vraiment musclé. Genre, la fesse qui tient bien dans la main. Ca, madame, c’est cadeau, enjoy.

J’ai encore la petite voix au moment de décider si j’y vais ou pas, mais je crois que la petite voix, elle sera toujours là. Juste, maintenant, j’apprends à ne plus la laisser décider pour moi.

Et la petite voix se fait encore entendre à chaque fois, quand j’ai presque terminé mon parcours, en mode « allez c’est bon, t’as fait le plus gros, tu peux t’arrêter, personne le saura ».

Là encore : le réflexe, c’est « ferme ta gueule » + avancer. Je deviens meilleur à ça à chaque fois.

Et après ?

Après ? Je continue. J’ai décidé de courir toute ma vie – tant que j’en serai physiquement capable.

C’est juste trop bon et trop bénéfique pour zapper ça.

Mon plan est simple : augmenter la distance progressivement – TRÈS progressivement.

Avant de penser aux 10km de mes potes, moi mon objectif c’est de faire que 3km deviennent confort.

Après quoi, je rallongerai mon parcours, et je verrai bien combien ça fait. Ca fera peut être 3.4 ? 3.6 ? 4 ? Dans tous les cas : ça deviendra mon nouveau parcours, et ça ne bougera pas tant que je ne serai pas 100% confortable dessus.

Et ensuite : je rallongerai à nouveau, et on recommence.

Je prends mon temps. Je crois qu’on peut pas trop faire autrement : si j’essayais d’aller plus vite, de forcer, de me faire mal à chaque fois, je sais que je m’exposerais au risque de me dégouter et de lâcher l’affaire (ça donnerait des munitions à la petite voix qui, tous les jours, essaie de me décourager).

Et c’est qu’un début.

Quand je serai devenu VRAIMENT sportif (comprendre : capable physiquement, capable mentalement et psychologiquement 100% décomplexé grâce à mes perfs), je pourrai attaquer d’autres sports l’esprit tranquille (ce que je me suis toujours « interdit » jusqu’à présent, trop persuadé de ne pas en avoir les capacités. Maintenant, je sais que c’est pas le cas).

Peut être que dans 5 ans, je ferai le marathon de Paris ? Peut être que je ferai 40 bornes de vélo par jour ?

Avant c’était un truc qui me faisait rire. Maintenant, ça me fait envie, et ça me paraît tout à fait faisable.

Ce que ça m’a appris

J’ai parlé vite fait des bénéfices de cette nouvelle habitude (l’évacuation du stress, la fierté, l’énergie pour la journée et une bonne raison de se lever plus tôt), mais y’a pas que ça.

Aller courir le matin m’a apporté d’autres choses :

  • Déjà, chaque fois que je complète mon parcours malgré la douleur (c’est à dire : à chaque fois), c’est comme un achievement qui tombe. Gros motif de fierté et de respect pour moi-même. Bien joué mec, you did it. Bonhomme. C’est con à dire, mais se dépasser, c’est bon pour l’estime de soi. Automatique, immédiat, essayez, vous verrez.
  • Une combativité nouvelle. Depuis que j’ose affronter le doute, la flemme et la douleur, une nouvelle pensée réflexe s’est peu à peu greffée en moi : la confiance en ma capacité à affronter la douleur sans crever.

Avant, j’étais une petite nature – j’étais pas combatif, je me contentais juste d’éviter les situations douloureuses. Et ce comportement, même si j’essayais de ne pas trop y penser, c’était de la merde.

Maintenant, je dispose d’une nouvelle arme contre la petite voix : dès que le doute, la peur, l’appréhension, la douleur pointent le bout de leur nez et font résonner la petite voix qui me chuchotte « laisse tomber, c’est pas très grave de toute façon », j’arrive à la contrecarrer.

« Non. Ca va faire mal, mais j’ai déjà eu mal, et j’en suis pas mort. Et là, ça va être pareil, j’en crèverai pas, et je serai 2 fois plus fier après, et la peur et le doute se seront estompés encore un peu plus. Alors ta gueule, j’y vais »

Ca, c’est priceless. Vraiment. Et c’est vraiment tangible, et vraiment quasi immédiat. Essayez, vous verrez.

Aussi : mes limites – celles que je croyais avoir – ont explosé. Le simple fait de me prouver que je pouvais surmonter la flemme, la douleur et le doute – bref, la difficulté – m’a fait prendre conscience quej’étais capable de bien plus que ce que je pensais. Et que personne d’autre que moi n’avait d’avis pertinent sur ce que je suis capable ou non de faire.

Ce que je peux faire, c’est mon corps et mon esprit qui décident, personne d’autre (et certainement pas la douleur).

J’aurais pas cru que chausser mes baskets et sortir de chez moi sans réfléchir le matin vers du 7h30 puisse m’apporter autant.

Bon, sans compter les autres bonus :

  • moi qui étais tout le temps crevé : maintenant, j’ai retrouvé la forme, et une énergie nouvelle.
  • plus de crises d’angoisse, plus de spasmes dans les jambes (qui me faisaient peur d’avoir développé une saloperie genre sclérose en plaque ou autres)
  • j’ai perdu de la bouée (tu sais, celle des chips et du saucisson qui fait que tu te sens vaguement comme une merde quand tu te retrouves à poil devant une fille)
  • un amour propre en béton armé (comme mes mollets, et comme mon cul)
  • un sentiment d’appartenance supplémentaire : même si j’ai jamais parlé à aucun autre coureur, et que quand je cours, je le fais tout seul en mode centré sur moi-même, j’ai l’impression d’appartenir au cercle très fermé des gens courageux et qui prennent soin d’eux – et qui y arrivent malgré la difficulté. Très gratifiant, là encore.
  • plus aucune inhibition vis à vis du sport : plus honte de parler de mes (humbles) exploits à mes potes, à où avant, je zappais de honte de me ridiculiser avec mon potentiel de méduse asthmatique

Ceci dit, je ne m’enflamme pas, je ne suis encore qu’un baby runner qui dépasse encore trop péniblement la barre des 3km. Pas de quoi se rêver Iron Man dans 6 mois. But still.

Ce qui m’a aidé à m’y tenir

En vrac, parce que j’y ai déjà fait allusion :

Déjà, oubliez les techniques d’automotivation des ricains, surtout quand ils suggèrent de « promettre » à ses amis de s’y tenir. En vrai, ça marche pas : ne pas tenir ses promesses, tout le monde y arrive, si la culpabilité était suffisante pour rester motivée, il n’y aurait pas autant de losers sur terre.

Non, par contre, ce qui marche vraiment, c’est de vous promettre à VOUS MEME que vous aller accomplir votre objectif du jour, même si ça fait mal. Et vous serez d’autant plus décidé à le faire que d’autres croyances viendront renforcer votre motivation :

  • J’en suis capable
  • Je l’ai déjà fait, ou presque
  • Je vais pas en crever
  • C’est bon pour moi (physiquement et mentalement)
  • Ça va me permettre de passer une super journée, et d’être super efficace au boulot
  • Ca va me permettre de repasser du côté des BG qui se bougent
  • Les gens que je vais croiser dans la rue vont me trouver BG et courageux, ils vont me respecter et les meufs voudront secrètement me lécher le torse (true story, j’ai vérifié)
  • Je vais me sentir fier (probablement le levier d’automotivation le plus puissant, essayez, vous me direz)
  • Ça va améliorer mes stats sur RunKeeper / Endomondo / peu importe l’app que vous aurez choisie pour tracker vos perfs.
  • Si je veux être en forme pour surfer cet été / foutre une branlée à X au squash sans tomber dans les pommes au bout de 10 minutes / autre objectif à moyen terme auquel vous tenez un tant soit peu

Une certitude, aussi, à intégrer et à ancrer, elle vous servira de bouclier pour les premiers jours : NON, vous n’allez pas crever, et OUI, ça va devenir moins douloureux au bout de quelques jours… si vous ne lâchez pas l’affaire. Genre, au bout de 2 ou 3 semaines. Et après, c’est vraiment cool.

Et surtout, le GROS piège à éviter : réfléchir.

Réfléchir, c’est mal.

Réfléchir, c’est douter.

C’est laisser trop de place à la petite voix dans votre tête, et la petite voix dans votre tête, c’est l’ennemi, on l’aime pas, et on a pas envie de la laisser gagner.

Chaque fois que la petite voix triomphe de votre volonté, un fan de Kyo gagne au loto.

Ne laissez pas ça arriver, luttez.

On s’en fout d’avoir de bonnes chaussures, on s’en fout s’il fait froid (de toutes façons dans 5 minutes vous crèverez de chaud), on s’en fout s’il y a trop de monde dans la rue ou si vous êtes mal réveillé. Tout ça, c’est des excuses inventées par la petite voix, mais c’est bidon.

Si le deal, c’est d’aller courir le matin, tous les deux jours : et bien tous les deux jours, en vous levant, vous mettez votre short, vos baskets, vous prenez un verre d’eau et go, c’est parti, vous ne rentrez pas avant d’avoir fini (ou vomi).

C’est comme ça qu’on fait.

Et croyez-moi : si MOI j’y arrive, n’importe qui peut y arriver.

Et franchement, c’est l’un des meilleurs services que vous puissiez vous rendre, aussi bien sur le plan de la forme physique, que de la santé et de votre bien être psychologique.

Bref, demain matin : short, baskets & go.

Vous me raconterez :)

(on est une team à présent, on se serre les coudes !)

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