Mental et Vie intérieure

Le piège du développement personnel

Une fois n’est pas coutume, je vais écrire un article sous un angle un peu plus personnel, j’espère que vous ne m’en voudrez pas de vouloir partager avec vous mes réflexions.

Vous le savez si vous êtes un habitué : je m’intéresse au développement personnel.

C’est, je pense, un trait que nous partageons tous : la volonté de s’améliorer, de devenir meilleurs (sous tous les sens que puisse prendre cette expression) et de réussir sa vie.

Cette volonté de devenir meilleur peut se traduire sous plusieurs formes, et au travers de tous les aspects de la vie.

Sur FTS par exemple, beaucoup souhaitent devenir meilleurs dans leurs rapports aux autres, et notamment en séduction, une autre façon de dire qu’on veut devenir meilleur dans ses rapports aux femmes. Il y a également l’exemple du timide qui souhaite vaincre sa timidité et enfin trouver la force d’aller vers les autres. Tout ça, c’est du développement personnel.

On veut tous s’améliorer, chacun à sa manière, pour des raisons qui sont propres à chacun.
Certains pour la sécurité, d’autres pour le confort, d’autres encore, pour la reconnaissance. Cette tendance forte est exacerbée par le stress grandissant auquel nous sommes soumis ; et c’est probablement la raison pour laquelle de plus en plus de blogs voient le jour, consacrés au développement personnel.

Il en existe de très bons. J’aime beaucoup, à l’occasion, me rendre sur ces blogs, et lire quelques articles. La plupart du temps, j’y trouve des réflexions intelligentes et pleines de sagesse, qui font échos à mes propres interrogations.

Cependant, une tendance dans les sites de développement personnel m’ennuie un peu : cet accent mis sur l’efficacité personnelle. Cette volonté affichée de gommer tous ses défauts pour tendre vers la perfection. Vous savez, ces articles aux titres du genre « 10 conseils pour devenir plus productif », « 5 conseils pour développer votre mémoire », « Comment être plus efficace ».

Ok, la promesse de ces articles semble alléchante ; et leur lecture se révèle souvent intéressante…
Mais je ressens comme un malaise.

Devenir un robot ne m’intéresse pas

J’ai du mal avec cette impression que le développement personnel me donne parfois, que je dois VOULOIR devenir efficace, productif – parfait, dans un sens.

Je ne veux pas devenir un robot.
D’abord, parce que c’est impossible. Et surtout, parce qu’il n’est pas nécessaire de tout contrôler pour être heureux.

Le mieux est l’ennemi du bien

Bien sûr je veux pouvoir identifier mes défauts majeurs et les surmonter pour progresser dans ma vie; bien sûr, je sais que je dois me battre et lutter contre moi-même pour me tailler la vie dont je rêve.

Mais pas au prix de me perdre dans cette course. Je veux aussi rester moi-même, je ne veux pas me laisser derrière sous prétexte de vouloir devenir une personne « meilleure ».

Car orienter tous ses efforts vers la perfection, est selon moi un développement personnel qui se trompe de sens. Ne serait-il pas mille fois préférable d’essayer de s’améliorer, bien sûr, mais aussi, d’apprendre à vivre avec ses petits défauts ?

Laissez-vous être !

Je trouve incroyablement stressant, oppressant, voire, violent, de m’infliger cette espèce de course perpétuelle à la perfection et à l’amélioration. Par moment, sous couvert de développement personnel, j’ai l’impression qu’on en viendrait à s’infliger une espèce de tyrannie personnelle (ok, j’exagère probablement un peu, mais j’ai rencontré des gens qui ne vivaient plus que dans une optique de dev perso, et croyez moi : c’est à la fois triste et effrayant).

Je retrouve la même chose, chez certains membres du forum qui, peut être parce qu’ils ont une revanche à prendre sur eux-même, se lancent de toutes leurs forces dans la séduction et le Game pour devenir des players capables de séduire toutes les femmes qu’ils veulent. Est-ce une volonté de développement personnel, ou une chimère ? Et surtout, est-ce bénéfique ? Est-ce une démarche saine et salutaire ?

Personnellement, la perfection ne m’intéresse pas.
C’est tentant, mais non merci. Le prix à payer est trop élevé, et la récompense, douteuse au mieux. Après tout, réussir sa vie, est-ce être parfait ? J’en doute – et vous aussi certainement. Alors ?

Je préfère vivre, quitte à faire des erreurs, que de vouloir me transformer en quelqu’un de parfait, 100% rationnel, efficace. Aucune envie de devenir une espèce de Bree Van de Kampf.

A l’occasion, j’aime perdre du temps.
A l’occasion, j’aime traîner, et faire passer des choses futiles avant les choses importantes (et non, il ne s’agit pas de procrastination).

Et non, il ne s’agit pas d’auto-complaisance non plus.

Il y a, je pense, un juste milieu à trouver.
Et, j’en suis sûr, il est sain d’accepter de se trouver à ce juste milieu, plutôt qu’à l’un des extrêmes que l’on a tendance à vouloir nous vendre sur les blogs de développement personnel.

Je ne serai jamais parfait – et ça me va.

J’ai de nombreux défauts, et un certain nombre d’entre eux, je ne m’en débarrasserai jamais – même si je mets un point d’honneur à essayer. Mais je ne veux avoir ni la prétention, ni la naïveté de croire que je peux inscrire mes défauts et défaillances sur une check-list, pour m’y attaquer et les rayer un à un.

Le développement personnel tel que je le conçois, n’est pas une course à la perfection, mais cultiver la volonté d’être bon et heureux (et peu importe sa productivité !), et la sagesse d’accepter que l’on ne gagnera pas toutes les batailles.

Le développement personnel ne doit pas devenir une espèce de fordisme de l’Être. Ne tombons pas dans l’excès !

Mon humble conseil : veuillez être meilleurs ; mais avant tout, désirez être bons et heureux ; et pour cela, apprenez à accepter que vous ne serez jamais parfait. Je crois que la clé du bonheur n’est pas loin.

En attendant, vous, lecteurs, qu’en pensez-vous ? Vaut-il mieux essayer d’être parfait, ou essayer d’être heureux, quitte à accepter ses défauts ? Et surtout, comment faites-vous ? :)

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Commentaires / Discussion

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  • Antoine

    Enorme cet article. Et il met bien des mots sur une légère intuition avec laquelle je vivais depuis plusieurs mois. La séduction n’est pas LE but, c’est tout au plus, un moyen :)

  • Roycyril

    Pour ma part la quête de perfection que tu décris m’a valu de gros moments de blues. J’ai la fâcheuse tendance à trouver les autres « meilleurs » que moi pour divers raisons (ils savent jouer d’un instrument, connaissent bien leur sujet d’étude, ont fait un gros voyage…). Alors je pense que le développement personnel pour ma part, sert à me rendre « mieux » que l’autre parce que ça m’a toujours travaillé d’être le vilain petit canard. Donc c’est une double dépendance : envers l’autre et envers le développement personnel (dans lequel je vois un moyen de surpasser le quidam).
    Quand on essai de travailler sur ses défauts et ses lacunes, lorsque l’on en fait une liste par exemple, on est plongé dedans. Pour ma part une telle liste n’était pas accompagnée d’une liste de qualité et de ce que les gens aimaient chez moi (alors que pour l’estime de soi, il est bon de se faire un rappel de nos valeurs).On fait de cette liste un ennemi à abattre, et de notre personne, il ne reste qu’un morceau de papier avec nos défauts dessus.
    Je pense que ce n’est pas raisonnable. Peut être pour un temps il est bon d’avoir quelques projets de développement personnel, mais pour ma part, je ne veux plus m’y attaquer de façon trop active. Pas d’impératifs ni de délais pour commencer. L’occasion de corriger mon orthographe se présente, une petite recherche sur le mot et voilà, alors que la méthode active voudrait que je fasse une dictée par jour. Donc je pense m’épargner quelques chutes de cheveux en supprimant les « je dois le faire », et « je dois le faire chaque jours » de mes phrases.
    Pour finir avec un conseil d’un de mes mentors (un professeur d’arts martiaux pas un coach), il disait que devenir le meilleur ne servait à rien, mais qu’il fallait devenir « meilleur » tout court. On peut lire dans le hagakure, une citation d’un samurai dont le nom m’échappe « je ne sais pas comment surpasser les autres, tout ce que je sais c’est comment me surpasser ». En gros faire chaque choses qui se présentent dans la vie (les tâches ménagères, l’organisation du planning de la semaine, les courses, la cuisine…) avec le maximum de concentration, d’implication, de soin.
    Résultat, on travaille la matière nécessaire même de notre vie de tous les jours, les bases.Je trouve que le développement personnel a tendance à nous pousser à vouloir des qualités extérieures à celles qui nous importent dans la vie de tous les jours, comme des couches de pâtes qu’on superpose pour avoir une lasagne plus grosse. Je ne veux pas d’une lasagne plus grosse si elle est faite de mauvais ingrédients, maintenant je préfère ne pas m’attarder sur le superflus et trouver les meilleures saveurs.
    Pour résumer ma recette, d’abord accepter nos défauts et qualités, ne rien s’imposer de plus pour changer (niveau travail sur soi, échéance de temps et fréquence d’exercice) et pour finir, s’impliquer autant que possible (dans les loisirs, le travail, les occupations quotidiennes, ça doit être un plaisir d’être attentionné) et surtout ne pas se comparer aux autres.

  • Salut ! Très intéressant ton exemple de la « grosse lasagne pas bonne » :D
    Je crois que tu as bien cerné le propos de l’article : on aime tous les lasagnes, on en veut tous une bonne ET grosse… mais pas au point d’en faire une indigestion :)

  • Eh oui, toujours plus haut, toujours plus fort, toujours puls puissant, c’est bien le mégalomanie de l’homme ça, on aime avoir de l’effet sur le monde qui nous entoure, quitte à le détruire.
    Et pour pouvoir avoir l’effet que l’on veut, eh bien il faut être efficace, tendre vers la perfection.
    Cependant, dans le processus, on pourrait bien perdre notre âme, à l’image du robot. C’est bien de ça que tu parles n’est-ce pas FK?
    Tout cela me rappelle un peu le film « Clones », où chacun vit cloitré chez soi et ne communique avec les autres que par l’intermédiaire d’un clone commandé à distance, qui a bien sûr la plastique idéale qu’on voudrait montrer au monde.
    Le problème avec ces clones, c’est que ce sont des beautés qui n’ont aucune chaleur humaine. Et vivre dans un monde de tels clones, c’est comme vivre dans un monde de robot, on se sent le seul humain sur terre.
    Une des leçons de cet article je crois, c’est donc de ne pas oublier que tous ces petits défauts que nous avons fait partie de notre charme d’humain, et que nous en avons besoin pour être aimés. Et n’oublions pas que même si on a de grands projets en tête, il est bon de toujours garder un petit moment pour déconner entre amis autour d’un bon thé ou café.
    Qu’en pensez-vous?

  • Je ne sais pas si c’est de la mégalomanie; peut être plus une volonté de couvrir ses imperfections, par insécurité, par angoisse ? Ou peut être bien les deux :)
    Mais dans tous les cas, je suis entièrement d’accord avec toi : ce sont nos petits défauts qui nous rendent humains; et il y a un juste milieu à trouver entre vouloir devenir meilleur, et vouloir devenir parfait.

    Sinon oui, toujours partant pour une déconne entre amis autour d’un café !

  • @Antoine : « Enorme cet article. Et il met bien des mots sur une légère intuition avec laquelle je vivais depuis plusieurs mois. La séduction n’est pas LE but, c’est tout au plus, un moyen :) »

    => Et je dirais même plus, la séduction n’est ni le but, ni le moyen : un plaisir, tout au plus, mais sur ce point, je sais que chacun a un point de vue différent, de par son histoire et son ressenti :)

  • Binxia

    Pour moi, le développement personnel ne doit que venir de soi-même. Bien sûr, les sites qui offrents divers recettes de cuisine peuvent aider, mais dans le fond, l’effort doit provenir de la personne elle-même. Je pense qu’en lisant tous les articles de développement personnel, les gens peuvent se sentir  »Overpowered » et plutôt que d’aller souffrir, s’accepter comme soi, et persévérer, ils auront tendance à croire que tout est possible. Tôt ou tard la vérité va sortir. Et on frappe un mur très dur…

    La force vient de notre intérieur. Tout se trouve en nous. Si on ne fait pas attention à soi-même, on aura de la misère car avec les techniques de développement personnel: on ne pourra pas savoir s’ils s’appliquent réellement à nous. Finalement on peut se trouver à faire des choses totallement con qui, à la fin, créent plus de dommage que de progrès.

    Je crois en la persévérance, en  »Je vais continuer » quand tout va mal, en l’esprit humain qui espère aux moments les plus difficiles. Les hommes qui passent au travers des moments difficiles et qui s’en sortent par eux-mêmes ont tout mon respect.

  • Vince

    Dans l’expression « Développement Personnel », il y a « personnel », ce qui implique que l’on cherche à développer et améliorer ce que l’on est. Ca implique de ne pas se conformer à un standard de perfection, trouvé sur un site ou dans un bouquin sur le sujet, où un auteur vend des recettes pour réussir.
    C’est la même chose que se lancer dans l’entreprenariat parce qu’on a lu que c’était la liberté, la sortie du modèle papa-maman du salarié moutonnier… alors qu’on n’est pas fait pour çà et que l’idée-même provoque des éruptions cutanées.
    Il faut surtout chercher à se connaître soi-même pour ensuite savoir ce que l’on veut vraiment. Il est alors bien temps de parler de « Développement Personnel ». Rien de pire que de vouloir coller à des modèles qui ne nous correspondent en rien ! C’est vraiment remplacer un problème par un autre, peut-être pire !
    Et à toujours être hyper-vigilant sur ce qu’on dit, sur les gestes qu’on fait, sur les choix (J’en connais qui demandent à leur coach s’ils ont le droit de manger des pâtes !), etc, on passe à côté de la vie.
    Et c’est grave.
    De ce point de vue, ton article est excellent, FK. Et il mériterait d’être diffusé sur tous les sites francophones de Développement Personnel.

  • Salut Vincent ! Merci pour ton commentaire, je suis flatté ;)

    Pour prolonger ce que toi et Binxia dites, je reprends ce que je disais sur le forum (où des réactions très intéressantes ont été postées http://www.frenchtouchseduction.com/board/ce-qui-me-gene-avec-le-developpement-personnel-vt22048.html ) : le développement personnel doit venir avant tout de l’intérieur et non de ce que l’on observe et envie autour de soi.

  • C’est un article extrêmement intéressant, qui résume une sorte d’intuition à propos du Développement Personnel que j’ai depuis quelques mois.

    Je n’ai pas le temps de m’étendre sur la question maintenant, mais je pense que je reviendrai plus tard pour partager avec vous mon expérience du Développement Personnel.

  • myself

    si j’ai bien compris, le but de cet article est d’encourager l’autenticité du soi: il faut s’aimer tel que l’on est et on a pas besoin de se battre pour vivre. avant tout je te remercie fk. j’ai lu beaucoup de tes articles sur fts et tu mérite tout mon respect car tu me semble tres cultivé et intelligent. cepandant je crois que la pefection devrait etre prise en compte dans le developpement personnel car ce qui nous permet de vivre et mesurer le degré de notre courage et meme l’amour que nous avons pour nous même. de ton point de vu je comprend que tu n’en a pas vraiment besoin parce que tu as deja une certaine conscience de la vie mais il faut dire qu’il ya des gens qui ont besoin de surmonter leur peur, leurs angoisse, leur timidite et pour cela ils ont besoin d, une dose de perseverence qui est en meme temps une energie vers la perfection.

    merci

  • Yep ! La perfection comme objectif lointain pour s’élever, un peu comme une lumière dans la nuit (je suis d’humeur poête ce soir), mais savoir y renoncer avant de se brûler les ailes ou de s’essouffler…

  • @myself : je crois que le mot « authenticité » comme tu le dis est important. Dans les petits plats mijotés de nos grand-mères, n’y a-t-il pas plus d’authenticité que dans un plat industriel qui suit toutes les règles d’hygiène, qui a la parfaite couleur pour attirer le consommateur, le parfait papier d’emballage, etc.? A vouloir se prendre pour quelqu’un d’autre, on finit par ne plus ressembler à rien lol.

  • C’est un article très intéressant, sur lequel on pourrait même faire une thèse néanmoins entres nous ca serai quand même un peu long..

    En lisant t’es propos, j’ai eu l’impression d’y revoir une conclusion que j’ai tiré il y a de cela quelques temps. Pour remettre les choses dans leur cadre, je n’ai que 18 ans et je cherchais à m’épanouir dans ma vie, qui est ce qu’elle est. Dans cette optique j’ai commencer à lire quelques méthode ainsi que des sites proches de FTS comme ADS. Je lisais les articles, j’essayais d’appliquer cependant rien n’évoluait, même pire : j’ai été encore moins bien dans ma peau qu’auparavant, ce qui est quelques peu problématique.

    J’ai ensuite continué mon petit bout de chemin, et rapidement compris que je n’emprunter pas la voie, enfin tous du moins pour moi-même !

    Ayant un oncle et une mère assez accès sur les philosophie Bouddhiste et Chinoise j’ai commencer à m’intéresser à ces deux grandes cultures multi-millénaire. Et après que quelques-uns de leurs précepte est longuement tourner dans mon petit cerveau de jeunot j’ai compris que la base de tous développement personnel reste de s’accepter soi-même et je dirai même de s’aimer : « commencer par vous aimez vous-même avant de vouloir aimer les autres ! ».
    Cela peu semblé très narcissique mais il faut avoir de l’amour propre (pas trop non plus, hein !) si on veut avancer…

    Pour en arriver à la conclusion qui se fait attendre, ce que pour ma part j’en ai retenu est qu’il vaut mieux développer ses qualités plutôt que de faire une chasse longue et veine à tous ces défaut : la perfection n’est pas le propre de l’homme, sinon ca ce serait depuis longtemps (surtout que tous cela n’est qu’ne question de point de vu). De plus pour en revenir sur ce que tu disais Argancel, ne pas se comparer aux autres, nous avons tous nos qualités et nos défauts, nous surpassons tous les autres dans certain domaines et ils nous surpassent dans d’autres.

    !! NE PAS APPLIQUER BETEMENT UNE METHODE !!

    Ce qui à été écris par l’un n’est pas obligatoirement valable pour l’autres, et comme tu disais FK a bêtement appliquer des méthodes nous perdons ce qui fait que nous sommes nous (en unique). Pour ma part aujourd’hui quand je lis des articles des développement personnel ou de séduction je ne l’ai prend pas aux mots, j’y garde ce qui me parle, j’y réfléchis par la suite et le tourne à ma sauce.

  • Binxia

    Je crois simplement que le développement personnel est à utiliser seulement en cas de besoin. Vouloir continuer à se développer quand tout va bien est bête et absurde.

    Faut juste vivre la vie et chercher à s’améliorer quand viendra le temps…

  • Salut FK, et merci pour le lien vers mon site.
    Je trouve ton article très pertinent et je rejoins ton point de vue.
    Je pense qu’en effet, la culture du toujours plus loin, toujours plus vite est le danger de notre culture moderne, et par extension du développement personnel.
    Quand ça touche l’économie, cela crée les dérives de l’hyper-capitalisme et du la surconsommation qui entrainent des crises financières comme celles qu’on vit actuellement. Et au niveau personnel, ce sont les dérives du productivisme à outrance où l’on cherche à être productif sans autre considération, parfois sans même se demander si ce que l’on cherche à accomplir de façon productive nous mène quelque part.
    Je pense que pour éviter cette dérive du développement personnel, il faut toujours faire attention à avoir une vision de là où l’on veut aller. Être productif, pour reprendre le même exemple c’est bien, mais le but c’est que cela nous permette d’atteindre nos rêves, ou de libérer du temps pour des activités que l’on aime avec des personnes que l’on aime.
    Dans la blogosphère anglaise, je trouve que Leo Babauta illustre bien ce principe avec son concept de la productivité zen. Son idée étant de se limiter à l’essentiel pour dégager du temps pour ce qui compte vraiment. C’est sans doute la raison principale de son succès dans la blogosphère anglaise

    Bref pour résumer, je pense qu’il est indispensable d’avoir une vision claire de là où l’on veut aller pour éviter les pièges du développement personnel.

    Je rejoins aussi les commentateurs précédents sur la notion d’authenticité. Et je pense qu’il est important de comprendre que c’est à nous et nous seul de choisir nos principes et nos valeurs. Un livre ou un site de développement personnel peut nous amener à nous poser les bonnes questions, mais il ne peut pas nous apporter de réponse toute faite. Les réponses nous sont personnelles et doivent venir de nous-même. Le but du développement personnel, c’est simplement de nous mettre sur la bonne voie pour nous permettre de les trouver.
    C’est important à mon avis car le principal intérêt du développement personnel, c’est de nous aider à sortir de ce que la société nous impose, de nous apprendre à penser par nous-même. Le but c’est de se rendre compte que l’on est libre de devenir ce que l’on veut. Si c’est pour remplacer les valeurs imposées par la société par celles de Steve Pavlina (exemple pris au hasard), ça ne sert à rien …

  • Merci pour cet article FK. C’est une réflexion intéressante. A mon avis la grande dérive est d’entamer une démarche de développement personnel avec pour volonté d’éradiquer certains « défauts » jugés trop lourds à (sup)porter, et surtout ensuite de s’attaquer à absolument tout ce qui censé être la norme qualité dans la communauté du développement (même si qui au final ne nous gêne pas vraiment, ce que tu appelles ces petits défauts) – du type quoi tu n’as pas 8 passions et 600 personnes dans ton cercle social ? Mais c’est une honte !!! ; tout en oubliant que le développement n’est jamais unilatéral. Quelqu’un de mauvais en séduction peut très bien être excellent en méditation, par exemple.

    Néanmoins une phrase me chiffonne : « parce qu’il n’est pas nécessaire de tout contrôler pour être heureux. ». Si tu as besoin de « tout contrôler » pour être heureux alors il y effectivement un grain de sable qui cloche. C’est effectivement encore un autre problème que de juger d’une chose (en l’occurrence du développement personnel) et non de son usage !

    Il ne faut pas oublier que parmi les principaux besoins pour être heureux l’un d’eux est justement ce besoin d’évoluer auquel est censé répondre le développement personnel.

    C’est l’un des leaders mondiaux en matière de psychologie humaine qui nous le dit : http://www.ted.com/talks/tony_robbins_asks_why_we_do_what_we_do.html

    @Argancel : Je ne comprends pas ce que tu veux dire concernant le lien entre réussir et boire un verre entre amis ? Les deux ne sont pas (forcément) contradictoires. A mon avis ils dépendent simplement de tes principes et valeurs. Personnellement même si j’ai des objectifs élevés je ne mettrai jamais de côté la simplicité de la vie, la gratitude, et les plaisirs liés à l’ascension et l’amitié.

    Yoann

  • Cet article m’interpelle car il met le doigt là où ça fait mal :)
    Ma philosophie et ce qui me guide dans la vie est l’amélioration personnelle, ce que j’appelle simplement « être meilleur ».
    L’amélioration n’est pas le but (ou pas seulement) mais plus un moyen d’atteindre ce que l’on souhaite.

    Comme tu le dis FK, il y a un équilibre à trouver entre se satisfaire de sa médiocrité et vouloir être parfait.
    Choisir entre les 2 extrêmes revient un peu à choisir entre se résigner à être AFC ou devenir l’ultimate PUA :)
    En découvrant la Communauté, il y a plusieurs années j’ai, comme beaucoup, imaginé devenir un PUA avant de réaliser qu’obtenir plus de succès dans le seul domaine de la séduction ne me rendait pas plus heureux et n’était qu’illusoire.
    Ce qui m’a rendu heureux c’est la transformation personnelle que j’ai opérée et continue d’opérer, cette fois dans TOUS les domaines de ma vie.
    Si elle aurait pu m’être fatale, cette recherche de perfection m’a servi pour un temps, avant d’en comprendre les limites. Je suis heureux du chemin parcouru surtout des obstacles surmontés.
    Cela je le dois au « développement personnel » dont je pense avoir déjouer le piège ;)

  • HJ

    En général, l’être humain cherche quelque chose qu’il n’a pas encore. C’est ainsi qu’il existe l’ambition, les objectifs et même l’envie de progresser. C’est ainsi que je consacrais un temps immense à lire des pages de forums, de FTS notamment, des livres de développement personnelle que j’avais acheté ou que j’avais trouvé sur internet, dans le but de perfectionner ma vie ou mon « état d’esprit ». Cependant, est-ce qu’en lisant simplement une page peut-on devenir parfait, le meilleur homme qui n’a jamais existé ? Cette question peut sembler absurde, et pourtant beaucoup de personnes y ont déjà répondu « Oui ». Pour citer un bel exemple de personne, on peut commencer par moi-même. En effet, je me sentais frustré et désespéré de constater que je ne trouvais pas « ce que je cherchais » dans ces pages, et d’ailleurs je ne savais franchement pas ce que je cherchais ; peut-être n’avais-je pas encore trouvé la « bonne » page, la page qui me transformerait miraculeusement en la personne sans défaut que je désirais être. Je me sentais encore plus désorganisé lorsque je tombais sur des conseilles contradictoires, du genre : « Il faut se comporter comme un connard, les filles aiment ça » ou « Il faut être bon avec les autres ». Je ne parle même pas du nombre infini de façons qui existent pour interpréter ces deux phrases. Après un bon moment finalement, après m’être rendus compte que cette page n’existait pas, j’ai fini par comprendre.
    J’ai compris qu’en cherchant le bonheur, j’admettais et je confirmais que je ne l’avais pas. D’ailleurs, a-t-on vraiment besoin d’une raison pour être heureux ?
    J’ai compris que les réponses que je cherchais ne se trouvaient pas dans le monde qui m’entourait ; ils n’étaient non pas à l’extérieur, mais à l’intérieur de mon être ; parce que j’étais capable de trouver moi-même ces réponses, des réponses qui portent aussi le nom de choix. Il est clair que je ne laisserai plus des bouquins écraser ma liberté de choisir.
    J’ai compris que le véritable développement personnel émane de nous même, et non des écrits. C’est en étant autonome que l’on devient un adulte. Quand je vois encore des « Il faut… » dans ce que je lis, j’ai envie de répondre « Mais qui êtes vous pour me dire ce que je dois faire?! »
    J’ai compris que lorsque je voulais m’améliorer, progresser dans tel ou tel domaine, ou faire des choix qui me concernaient, je décidais que je ne le faisait pas pour les autres, mais pour moi-même et rien que pour moi-même, et si quelqu’un n’était pas content avec ça, et bien tant pis pour lui ! Enfaite, je ne regarde plus les autres mais moi-même, pour prendre mes propres décisions et préparer des objectifs. Cette façon de voir les choses n’est pas de l’égocentrisme, encore moins du narcissisme, mais de l’amour propre, parce que mon but n’est pas d’écraser les autres pour m’en construire un trône.
    J’ai compris que ce n’étais pas moi qu’il fallait que je change pour me faire « accepter » par mon entourage, ni même la façon d’être de mon entourage, car il a le droit d’être comme il a envie d’être, mais trouver un entourage plus tolérant qui accepte comme moi la façon dont je suis, un entourage où je n’ai ni besoin d’impressionner, ni besoin de simuler. C’est ce qui s’est produit lorsque je suis passé du collège au lycée.
    Maintenant, je n’ai aucune raison pour vivre, aucune raison pour être heureux ; je vis et je suis heureux tout simplement :) Je savoure chaque instant parce que je sais qu’il est unique et parce que je sais qu’il est précieux. De plus, je me suis ai fixé certains objectifs ou ambitions pour profiter le mieux possible de ma vie.
    Je voulais juste dire, FK, que ça m’a fait plaisir de lire cet « extrait autobiographique » qui partageait beaucoup de points communs avec mes expériences.

    P.S : Nietzsche n’a-t-il pas lui-même dit « Deviens ce que tu es. » ?

  • Pingback: 5 pièges qui vous guettent si vous vous mettez au développement personnel()

  • Diziak

    Bonsoir,
    Je suis un rare surfer qui passe de temps en temps sur FTS. C’est de loin un des articles les plus intéressant que j’ai pu lire ici. Je dois avouer que même en ayant un esprit méfiant et doué d’un grand scepticisme, la question du « développement personnel rigoureux » ne me semblait mener qu’à du « forcément meilleur ».
    Et pourtant voilà : un fragment de mon cortex vient de changer de couleur (sans vouloir jeter de quelconques louanges à l’auteur).

    Cela dit, si on parle de « piège », EST-ce vraiment possible d’éviter ça ?
    Je veux dire : « Même si je ne suis pas bête, que j’ai conscience de l’importance de l’importance du vrai soit (etc…) »
    D’ailleurs, je trouve ça assez dramatique car : Cela ne signifierait-il pas que les personnes les plus susceptibles serait les plus cartésiennes ou tout simplement celles en manque de repère (deux épidémies croissante) ??? J’aimerai beaucoup savoir
    ça fait peur.

    Bref, bonne continuation à Vous
    Cordialement

  • Vic

    La séduction c’est comme l’alpinisme – gravir la montagne est parfois plus intéressant que d’être au sommet….ou bien la chasse qui est plus excitante que la proie…bref, pour moi il est question de dépassement personnel, de « sport », de défi, de passion……être un robot qui ne foire jamais ses coups et peut « emballer » n’importe quelle gonzesse avec une formule magique c’est tout simplement inconcevable et enlève la saveur à tout le « shmilblick ». Imaginez un instant un alpiniste héliporté vers le sommet de la montagne, ou bien un chasseur à qui on apporte une proie capturé….ou est le fun dans tout ça??

  • SamSuffy

    Bonjour,

    Excellent travail, tellement de choses vraies, en fin de compte l’essentielle ce n’est pas d’être meilleurs mais plutôt de faire l’effort de comprendre chacun (^_^)

  • Pingback: Heiwa No Bushi()

  • Alienkacom

    Bonsoir.
    Je trouve votre article initial très intéressant.
    Je considère le développement personnel comme une bonne démarche pour nous accepter tels que nous sommes réellement, avec nos qualités et nos défauts qui font notre spécificité et notre unicité. Travail sur soi-même pour devenir meilleur, oui, mais à mon sens, pour devenir en meilleur accord avec nous-même. Et non pour mieux répondre à des critères édictés par qui donc ?

  • Pyrrhonian Cadavre

    Bel article, qui fait du bien à voir.
    Certains – comme moi – ont le malheur d’être nés avec le développement personnel collé au cerveau.
    C’est comme manger trop de lasagne tous les jours… et vomir tous les soirs.
    On peut avoir un estomac très grand (–> être capable de beaucoup), ça n’empêche pas que trop c’est toujours trop… sans oublier que les protéines et les féculents c’est bien pour faire du sport (gravir la montagne), mais on aura toujours besoin de verdure…. ;-)

    Trouver le bonheur… c’est fou comme tout rejoint les anciens philosophes…

  • Kat’

    Excellent article !

    Je suis une fille, pas vraiment au courant de toutes ces histoires de dev’ et séduction, ignorant d’ailleurs si j’ai quelque chose à faire dans cette section…

    Mais je ne peux que saluer cette réflexion qui colle terriblement bien à une impression que j’ai depuis presque 2 ans. Je me suis rendue compte que certains (parmi mes amis) avaient de serieux soucis en terme de « sociabilisation », ou relations avec ceux du sexe opposé.

    Etant relativement à l’aise, j’essayais de leur expliquer la façon dont je sentais les autres, ainsi qu’une certaine vision des choses où il s’agit avant tout de se cultiver, d’apprendre à s’aimer ou au moins, de se trouver un poil d’interet… avant de chercher à multiplier les relations (+/- foireuses), d’une part parce qu’elles n’ont souvent lieu d’etre que par une certaine propension à vouloir se prouver que l’on « en est capable ».
    Et d’autre part, car il s’agit d’une perte de temps enorme, un temps qu’il vaudrait bien mieux consacrer d’abord à faire le point sur soi, chercher à correspondre davantage à qui l’on veut réellement être.

    Et j’ai l’impression qu’un côté bien trop UTILITARISTE, ressortait de ce que je m’efforçais de faire passer. Comme s’il fallait sociabiliser (tout le temps), se perfectionner (tout le temps), analyser les autres (tout le temps… encore). Répugnant, surtout que je ne vois absolument pas les choses de cet oeil là, étant partisanne du « je fais ce que je veux, quand je veux »… ou pas. Procrastination occasionnelle ne fait jamais de mal, je dirais aussi.

    Merci pour cet article qui met clairement le doigt sur le malaise que j’eprouvais, sans jamais avoir réussi à mettre le doigt dessus, en entendant LEUR version de MA vision des choses (un peu tordu, j’en conviens ^^). Je dois avouer que ça me faisait un peu flipper, d’autant plus que je ne connais pas de gens qui pensent comme moi dans mon entourage. Je me demandais justement si je ne RISQUAIS pas, à terme, de me « robotiser »… Et cela, sans m’en rendre compte, au fur et à mesure que je m’impregnerais de cette façon de penser.
    Merci donc de me rassurer sur ce point ! Je pourrai rester MOI MÊME, quoi qu’il arrive =D

  • shangrila

    OOOUUUUIII, merci de confirmer ce que je sais.
    Je vois que ma femme est adepte du développement personnel , a fait des thérapies , a lu dix milles livres rouge que l’on trouve a cote de science fiction et philosophie.
    mais au quotidien c l’enfer car elle sait tout, comprend tout et moi je suis juste pas au même niveau.

    le développement personnel oui a fond , mais le développement de sa personne aux détriments de la vie en communauté, NONNNNNNNNNNNNNNNNN

  • matt

    Excellent article qui remet effectivement les pendules à l’heure concernant les quelques conséquences néfastes que peut apporter le développement personnel.

    Pour se convaincre de pas se laisser aller à la perfection absolue en tout point, pouvant susciter à la fois l’inquiétude et la pitié de ses pairs, il faut tout simplement se dire qu’une personnalité se présente un peu comme son propre corps, on ne peut pas la changer du tout au tout, mais seulement la sculpter et l’améliorer.

  • FK

    Absolument ! Merci pour ton commentaire plein de bon sens :)

  • Tom

    FK, Je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faille toujours rester soi-même dans la vie, de se « laisser vivre » comme tu dis: Depuis 2 ans, j’avais souvent tendance à me cacher sous le masque de quelqu’un qui semblait avoir plus de qualités que moi, par exemple j’essayais d’avoir un comportement d’une personne 100% efficace et productif, mais je n’étais pas totalement satisfait, il me semblait qu’il me manquait quelque chose, ce qui m’a mis sur la piste qu’il fallait que je sois moi-même !
    Cependant une idée me turlupine : Personnellement, je n’arrive pas à être tout à fait moi-même du fait que j’ai un peu de la peine à accepter de faire des erreurs ( je suis un peu perfectionniste ). N’aurais-tu pas des conseils à me donner pour éviter cela ?

  • Lily

    Le développement personnel, très intéressant tous ces dialogues. Je peux seulement dire et cela reste bien entendu mon ressenti, se connaitre est un atout, mais pas au détriment de vouloir être parfait, car là c légaux qui parle, simplement comprendre et décortiquer ses comportements ainsi nous pouvons nous comprendre et nous pardonner pour être en paix avec nous-même.
    Nous ne sommes que des humains avec nos qualités et nos défauts et par expérience personnelle, les épreuves de la vie ainsi que notre valise infantile sont là justement pour nous rappeler chaque jour que nous pouvons si nous en sommes capables, d’êtres meilleurs avec soi et bien entendu avec l’autre aussi.

  • Pat

    FK, je lis tes articles depuis pas mal de temps, et ils deviennent de plus en plus instructifs à mon goût. :)
    Je suis très jeune et mon avis est peut-être sans intérêt, mais je me rend compte que le développement personnel est avant tout, d’après moi, une question de volonté, mais aussi de temps. Comme Argancel l’a très bien dit, nous ne pouvons changer du jour au lendemain…
    Le développement personnel se base sur les expériences qu’on réalise tous les jours, quels qu’ils donnent un résultat positif ou négatif, des livres que nous lisons, mais aussi sur l’état d’esprit qu’on adopte, il est surtout important, d’après moi, d’être heureux , de se sentir bien dans sa peau, de dégager une « aura » positive qui se propage autour de nous, de notre entourage sans pour autant devenir un robot qui cherche la perfection.

    J’espère que tu continueras à publier d’aussi bons articles, qui nous poussent à réfléchir sur soi-même, et je m’excuse pour mon écriture d’adolescent… !

  • Youssef

    Salut FK,
    Tout comme toi, je m’intéresse beaucoup au développement personnel et je m’y donne complètement. J’ai trouvé ton article très intéressant, et j’y ai totalement adhéré.
    En fait, je crois que la perfection n’existe pas, ce n’est qu’une illusion et courir après ne peut apporter que de la frustration. Je pense aussi qu’il est important d’apprendre à accepter ses défauts, à s’aimer comme un « tout ». Je me demande d’ailleurs s’il est possible d’éliminer de façon permanente un défaut sans d’abord l’accepter ou comme tu dis d’apprendre à vivre avec.
    Pour ma part, je travaille principalement sur ma perception (du monde, des gens, des situations …), mes « automatismes » (certains sont très dur à remarquer) et mon intelligence émotionnel (j’ai passé 20 ans de ma vie à refouler et refuser mes émotions, pour me rendre compte au final qu’il est important d’être en contact avec ses émotions :( ).
    Et finalement, la connaissance de soi est, pour moi, un des plus grands objectifs que je souhaite atteindre à travers le développement personnel.
    Sur ce, je te remercie de partager tes réflexions avec nous, elle sont très enrichissante et je te souhaite une très bonne continuation.

  • Marie-Claire

    Bonsoir tout le monde,
    A mes yeux, le développement personnel est nécessaire pour mieux comprendre sa vie. Cette dernière dépend de nos réactions face aux évènements que l’Univers place sur notre chemin. Les réactions sont dépendantes de nos expériences d’enfant, de la manière dont nous ont élevé nos parents. Certains ressentis peuvent altérer notre qualité de vie. Le développement personnel peut nous aider à mettre le doigt dessus. Rien que cela peut faciliter la qualité de notre existence. Il n’est pas obligatoire de tout comprendre, mais surtout de pouvoir « accepter » les ressentis, les réactions. Cela permet d’avancer en diminuant la souffrance de vivre, cela permet d’aaprendre « à vivre avec ». Je pratique le développement personnel depuis de nombreuses années. Je ne me sens pas « bonne », « meilleure ». Je me sens plus « moi », moins manipulée par les « aléats de ma vie d’enfant et d’adolescente ».
    Je gère mieux mes émotions, voire je peux même m’en servir.
    J’ai l’impression à l’heure actuelle, d’être actrice ET spectatrice de ma vie. Je ressens plus fort les joies, les plaisirs, les peines aussi e par de ce fait, mais ce sont des sensations plus réelles et moins dictées par « le passé ».
    Thomas d’Ensembourg écrit dans son livre « Etre heureux n’est pas nécessairement confortable » : « Etre libre et heureux c’est de faire ce que l’on a choisi de faire en accueillant pleinement les conséquences désagréables de ses choix »
    Je termine mon assemblage de mots par ceux de John Watson : « Sois indulgent, chaque être que tu rencontres livre un dure bataille »

    Marie-Claire

  • Energuman

    Si seulement j’avais su, et c’est valable pour le Game. J’ai decouvert le Game sur la fin de la « premiere vague » moderne initiee par Mystery en 2004, quand j’avais 17 ans. A l’epoque la discipline etait une sorte de Graal d’apparence qui dissimulait une boite de Pandore qui m’a mise en deroute, moi et de nombreux amis qui ont decouvert le Game en meme temps.

    Aujourd’hui je regarde en arriere, et je me rend compte que le Game, ca se perd et surtout ca ne se developpe pas tout seul justement a cause des pieges du developpement personnel autodidacte. En jouant au rubikube sans regles on peut rapidement se perdre, et des qu’on croient avoir aligner la plupart des couleurs, il y a une case manquante qui fait tout foirer.

    Bref, j’aurais souhaite qu’a l’epoque, les mises en gardes soient aussi nombreuses.

  • Dazkov

    Salut tout le monde,
    Pour ma part cette article me fait penser à un problème que je traine depuis un moment et qui ne veut pas me quitter,je change tout le temps d’avis et ceux-ci très souvent pour des choses futiles.

    Par exemple:
    -Je suprime mon compte Facebook(je me dis que c’est assez superficiel) ou juste des amis de Facebook(je me dis que c’est hypocrite de mettre des gens à qui on ne parle jamais,juste pour faire du chiffre) et puis le lendemain je recréer tout et je re-rajoute les gens que j’avais effacé.

    -Je change d’adresse email comme de chemise,les pseudos idem.

    Et c’est pareil pour pas mal de chose,c’est comme si j’avais aucune personnalité,aucune idées propre.En faite sur le moment je suis tout le temps convaincu que ce que je fais c’est bien et puis ça change et tout ça comme un cercle sans fin.
    PS:J’ai 19 ans

    En tout cas bon article FK :)

  • hm75

    Dazkov —> c’est dingue ce que tu dis c’est pratiquement ce que je ressens depuis peut être un an maintenant. Et plus généralement l’article met le doigt sur un vrai problème.
    Je ne suis jamais d’accord avec moi même, comme une remise en question perpétuel accompagnée de séances d’introspection incessantes. Je me demande toujours comment faire mieux, est ce que je viens de dire/agir pour le mieux ? J’en suis arriver à un stade ou je recherche la rationalité en permanence, j’arrive à modeler mes pensées sur commande, j’ai perdu toute mon impulsivité. Je n’arrive même plus à aimer une fille, si je me prend à voir l’amour quelque part, tout de suite après je me force à voir le contraire. Quand j’ai commencé à lire des articles sur le dev perso, j’avais 16 ans et j’étais AFC certes mais drôle, spontané, impulsif, irrationnel et dingue parfois. Mais je m’aimais comme ca, avec mes qualités et mes défauts et les gens m’aimaient comme ca, d’autres me détestaient, mais au moins j’avais une personnalité, une originalité. Aujourd’hui j’ai le sentiment de ne plus pouvoir aimer qui que ce soit ou quoi que ce soit pleinement, comme si le fait d’avoir conscience de tous mes agissements m’empêchaient d’être un peu dingue, barré. Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir conscience de soi et de l’image qu’on rend aux autres qui est peut être mauvais ou le fait de vouloir la changer. Est ce que l’ingénu n’est pas plus heureux au final ? Je commence à croire que oui franchement.

  • Similiti

    —>hm75
    Moi c’est pareil! Mais je pense que ma baisse de spontanéité, mon introspection continuelle et des revirements d’idée et de prise de position (affectifs, professionnels…) continus sont liés à une petite dépression, ou plutôt je dirais une relative compréhension du monde dans lequel on vit. On a plus forcément les mêmes rêves que quand on est gamin (là j’ai 28 ans), on est moins naïfs, on a vécu dans la vie des expériences positives, des mauvaises expériences (que l’on a cherché, ou que d’autres nous ont infligé sans que l’on s’en défende ou ait la force ou le courage de s’en défendre) . Ce sont surtout ces dernières qui nous ont fait à chaque fois se remettre en question. Et on évolue avec tout ça, donc on ne s’emporte plus pour un oui ou pour un non. C’est une forme de progression dans la vie.
    Je sais pas si c’est à peu près la même chose que tu ressentais?
    Pour répondre à ta question, je ne pense pas que l’ingénu soit plus heureux car il finit toujours pas être déçu et être malheureux un jour ou l’autre de toute façon, ses rêves n’étant malheureusement qu’illusoires.

  • FreeMan

    Le piège dont tu parles est analysé avec précision dans le bouddhisme, il porte le nom de « matérialisme spirituel ».

    Sinon, je trouve que l’expression « développement personnel » caractérise le piège dont tu parle. Ça me fait penser à un perso de jeu vidéos qu’on développe en gagnant de l’expérience avec des missions…

    Pour ma part, je préfère parler d’épanouissement car il s’agit plus souvent de prises de conscience et d’apprentissage ou de modifications de comportements.

  • En parlant de bouddhisme, je pense qu’au final y’a un de leurs proverbes qui résume pas trop mal la situation:

    Apprends comme si tu devais vivre pour toujours et vis comme si tu devais mourir demain.

  • zololo

    Attends qui a dit que s’améliorer voulait dire la perfection? Quand on essaie de s’améliorer on accepte déjà qu’on est pas parfait et qu’on serais jamais parfaits tout simplement parce qu’on est des êtres humains. en fait essayer de « se débarrasser » de la tendance à la perfection fait une partie du développement personnel (sauf si tu veux garder ce « défaut »!)…

    La perception est la réalité ca dépend de chaque personne comme il voit les choses on va pas essayer de dire que c’est de la faute du développement personnel car certains personnes le voit de telle ou telle manière je crois que la faute est de ne pas fixer des objectifs ou même des limites être meilleure ou être plus efficace ou plus de succès ces des mots vagues et on sait même pas quand est ce qu’on a réalisé le but et quand est-ce que on a pas…ca concerne le Game aussi beaucoup des débutant se disent je veux être un PUA sans savoir ce que ca vaut dire……

    Il faut aussi bien choisir ses sources au lieu de se trainer dans des blogues qu’on connais même pas qui a écris , mieux lire pour des gens qui ont de la crédibilité comme Tony Robins, Napoléon Hill, ou Brian Tracey…..

  • Fall911

    C’est très humble comme proverbe, puis ça force le respect.

  • nilsou

    Salut les amis !

    J’aime beaucoup discuter sur ce genre de réflexion qui, selon moi, mérite d’être émise.

    J’aimerais prendre l’exemple de l’enfant qui vient de naître.

    Il n’a aucune structure, aucune connaissance du monde, ne sait pas parler et ne sait pas penser. Mais alors qui est-il ?
    Il ne peut pas être timide, il ne cherche à séduire personne, il se contrefiche de prouver sa valeur à qui que ce soit..

    Il EST, tout simplement, il est la vie, l’innocence, l’amour dans son état pur.

    Personnellement je pense que ce qu’on peut appeler « défaut », comme par exemple la timidité n’est rien d’autre que le fait de CROIRE qu’on est timide, parce qu’on s’est fier à ce que notre entourage à pu penser de nous: tu es comme ceci, tu es comme cela, il ressemble à son père et j’en passe ! Tout le problème vient du fait que nous y avons cru et que nous nous sommes identifier à tout ce que notre entourage nous à inculquer.

    Et la somme de tout ça a formé un système de croyance auquel on s’est identifié. ex : je suis gros, je suis laid, je n’y arriverai jamais, j’ai un don en musique, dans l’art, je suis nul en math, lui il est méchant, elle elle est gentille.. mais tout ça ce ne sont que des CROYANCES, des jugements que l’on porte sur soi-même et les autres !

    Et ainsi naquis la guerre et les conflits relationnels..

    Je pense, et ce n’est que mon avis, que le développement personnel consiste à détruire ce système de croyance, ces vieux schémas de pensées qui ne viennent pas de nous, retourner à l’état d’esprit de l’enfant, mais avec la conscience d’un adulte et reconstruire un nouveaux système que NOUS avons choisis.
    Redevenons les purs enfant que nous étions mais avec la conscience de l’homme adulte ! A mon sens c’est cela la perfection.
    Voilà ce que j’en pense chers frères, c’est un bonheur de partager sa vision des choses =)

  • inza Corneille

    Salut,

    je sais pas trop pourquoi mais soit j’ai sauté une partie soit vous vous faites une mauvaise définition du développement personnel.

    Comme vous avez sans doute remarqué on parle de développement mais on parle surtout de personnel autrement dit « privé » entre moi et moi même.

    A ton jamais dis que une fois que vous êtes disciple d’une pratique tel que la PNL ou développement P, ou je ne sais quoi d’autre que vous êtes parfait?

    C’est une grave erreur de croire que le développement personnel c’est fait pour être meilleurs que les autres ou devenir un schéma de « meilleurs » non du tout parce que cela est juste l’occasion pour vous de réussir à devenir vous et créer un bon oxymore avec vos défauts et vos qualités de sorte a ce que vous parveniez a donnez naissance a celui que vous souhaitez réellement être.

    C’est plus l’occasion de devenir meilleurs que vous même grâce aux autres.

    Et je tien a vous dire que le concept du « moi je suis X moi je ne suis pas Y » est un concept qui a bien des limites on n’est jamais rien longtemps parce que on est toujours changeant.

  • zouloou

    Ton article est très intelligent et on sens un réel questionnement sur le fort intérieure, cependant il me semble que deux grandes notions sont mélangés : 1) la réalisation des désirs 2) la quête du perfectionnement ( en supprimant ces défauts) . En effet une telle distinction doit s’imposer. Vouloir réaliser tous ses désirs vains en devenant une machine, un tyran soit un esclave de ses désirs est fortement déconseiller ( c’est un question dont les philosophes ce sont longtemps intéressé notamment Épicure ), le Top étant d’écarter tous ses désirs vains pour se concentrer sur ce qu’il y a de nécessaire.
    D’un autres cotés : la recherche de perfectionnement et la correction de ses défauts. Cette démarche et naturel et doit être largement encouragé ( pour ma part). Dès lors que l’on aime pas une caractéristique qui est défaillante chez nous il faut chercher à la corriger. Si l’on veut pas corriger cette chose c’est simplement que l’on ne la considère pas comme un défaut. Pourquoi donc essayer de corriger. En somme, la perfection est une notion subjectif et chacun pour s’accomplir soit même doit tendre vers SA perfection. C’est dans cette optique que la perfection doit être une fin à atteindre, car dès lors que vous avez fait le tri sur ce qui est réellement important pour vous et qui n’est pas dangereux pour autrui, il faut faire tous ce qui est possible pour corriger ses défauts et atteindre ses objectifs.
    L’objectif étant alors de cerner se que l’on veut réellement, et pour cela il faut faire une analyse rationnel et juste envers vous et les autres.
    Si l’on effectue pas ces analyses ( Quoi ? Comment ? Pourquoi ? …) sur le but que l’on cherche on se perd bien souvent dans des normes et des désirs communes d’une société malheureusement tourné vers la consommation et les désirs vains ( je généralise un peu en donnant une tendance simplifié qui mériterait d’être contrasté)

    PS: désolée pour les fautes d’orthographe et /ou la clarté je n’ai pas eu le temps de me relire.

  • Temperance

    Salut !
    Tout ça me fait penser à un livre que j’ai lu tout récemment : « Les quatre accords toltèques » de Don Miguel Ruiz…

  • Salut ! Je l’ai pas lu mais j’en entends beaucoup parler (et en bien); je vais essayer de mettre la main dessus :)

  • Peter

    Parmi tous les articles que j’ai lu sur le dev perso, c’est surement le meilleur!
    J’ai traversé une période assez difficile récemment, et j’ai par tous les moyens essayé de m’améliorer, mit en place des milliers de plans de progression pour « réussir » et tout ça…
    Mais je réalise que c’est justement de chercher à tout prix la perfection pour être le meilleur qui m’empêche d’être pleinement moi, de m’amuser et de vivre intensément ma vie!
    Mon gros défaut c’était de vouloir faire Reset … mais ça n’aurait plus été moi or le développement personnel, c’est d’exprimer le meilleur de nous au plus profond!!
    Pas de devenir quelqu’un d’autre.

  • Sclavie

    Intéressant et rassurant, très rassurant… :)

  • :)